Commentaire sur les marchés – 5 février 2016

5 févr. 2016

Bon matin.

Aujourd’hui, c’est la journée de publication des données sur l’emploi de janvier. La variation des emplois non agricoles aux États-Unis s’est établie à +151 000 par rapport à des attentes de +190 000. Au Canada, 5 700 emplois ont été perdus alors qu’on prévoyait la création de 6 000 emplois. Sans surprise, c’est l’économie très centrée sur le pétrole de l’Alberta qui a été frappée la plus durement (perte de 10 000 emplois en janvier). On peut s’attendre à ce que la situation de l’emploi au Canada continue de se détériorer, car les prix faibles des ressources continueront d’affecter l’ensemble de l’économie. Le baril de pétrole demeure historiquement bas, à environ 30 $, tandis que les rendements obligataires ont gagné quelques points de base depuis la publication des données sur l’emploi. C’est maintenant le calme plat.

Même avant la publication des données sur l’emploi aujourd’hui, des économistes et des opérateurs ont des opinions divergentes de celles de la Réserve fédérale quant à de futures hausses des taux d’intérêt. Certains analystes ont révisé à la baisse leur prévision du taux directeur de la Fed à la fin du cycle de resserrement en cours. La valeur médiane s’établit maintenant à 2,875 % par rapport à 3,375 % en juillet. Les plus récentes prévisions de la Fed publiées en décembre indiquaient 3,50 % (en baisse par rapport à 3,75 %). Une croissance économique faible, une inflation faible et la crise mondiale continuent de peser lourd sur l’intention de la Fed de hausser son taux à un jour.

La probabilité implicite d’une hausse du taux de la Fed le 16 mars prochain est en baisse à 12 %. La probabilité implicite d’une réduction du taux de la Banque du Canada le 9 mars prochain s’établit à 27 %.

Globalement, les écarts de taux continuent de dériver et le malaise des investisseurs se fait de plus en plus sentir. Bien entendu, maintenant que Tim Hortons a lancé sa promotion « Déroule le rebord pour gagner » annuelle, le sentiment des marchés s’est amélioré considérablement. Citons Jeremy Wedgbury, vice-président directeur, Prêts hypothécaires commerciaux de First National : « Eh bien! Je viens de gagner un beigne gratuit! Ça va être une excellente journée! »

Sur la scène internationale, le déficit commercial de l’économie australienne a atteint 3,5 milliards de dollars australiens. Réaction du premier ministre australien, Malcolm Turnbull? « No worries mate! » Je ne prévois toutefois pas que le déficit commercial de l’Australie influence directement vos taux hypothécaires, du moins pas cette semaine.

Bonne journée!

Le gars de la trésorerie

Jason Ellis
Directeur général, Marchés de capitaux