Commentaire sur le financement hypothècaire résidentiel - Des hausses de taux à l’horizon

  • Financière First National SEC
Les observateurs du marché s’accordent largement à dire que la prochaine décision de la Banque du Canada en matière de taux d’intérêt sera de décréter une hausse. La question qui s’impose maintenant est à savoir quand.

L’on s’attend de plus en plus à ce que le taux directeur soit relevé d’un quart de point d’ici la fin de l’année. Certains analystes estiment que cela pourrait arriver dès cette semaine.

Selon les plus récents chiffres de Statistique Canada, l’inflation s'établit à 3,1 %. Ce pourcentage est inférieur aux prévisions, mais supérieur à la fourchette de 1,0 % à 3,0 % ciblée par la banque centrale. Celles et ceux qui prévoient une hausse des taux soulignent que la montée actuelle de l’inflation est attribuable à l’augmentation des coûts de l’énergie – conséquence des guerres qui font rage en Iran et en Ukraine. Ils affirment que la pression exercée sur les prix de l’énergie est persistante et s’intensifie et qu’elle menace maintenant de se propager à d’autres secteurs de l’économie. Ils citent également les plus récentes enquêtes menées par la Banque du Canada auprès des entreprises et des consommateurs, qui révèlent une hausse des attentes en matière d’inflation.

La BdC a clairement laissé savoir qu’elle était prête à relever les taux d’intérêt pour lutter contre l’inflation, et le gouverneur Tiff Macklem a lancé une mise en garde contre le risque d’attendre trop longtemps avant d’y procéder.

La plupart des analystes estiment toutefois que la Banque dispose encore de temps, même si elle souhaite agir de manière préventive contre l’inflation. L’argument contre une hausse imminente des taux d’intérêt repose sur la croissance de l’économie canadienne, qui est lente et faible, ainsi que sur les plus récents chiffres de l’emploi, qui montrent que le taux de chômage a grimpé à 6,5 %. L’inflation fondamentale (la mesure privilégiée par la BdC) se maintient près de la cible de 2,0 % fixée par la Banque.

Ils soulignent également que, à l’heure actuelle, l’inflation est un problème mondial et que le relèvement des taux d’intérêt au pays ne permettra pas de remédier à la situation mondiale.