Kemsha-Ann Morrison célèbre son histoire comme personne noire chez First National

Financière First National SEC 22 oct. 2022   mins

Nous avons demandé à Kemsha-Ann Morrison, spécialiste en renouvellement de prêts résidentiels, de partager son point de vue et ses expériences en tant que personne noire membre de notre équipe.

Février est le Mois de l’histoire des Noirs. Pour célébrer l’occasion, nous avons demandé à Kemsha-Ann Morrison, spécialiste en renouvellement de prêts résidentiels, de partager son point de vue et ses expériences en tant que personne noire membre de notre équipe.

Kemsha-Ann, quand t’es-tu jointe à notre équipe?

Laissez-moi d’abord vous dire que j’adore First National. C’est une expérience tellement positive depuis le début. J’ai commencé en mai 2016 en tant que représentante du service à la clientèle et je suis passée au service des renouvellements en 2019. Je m’occupe depuis de ventes et j’interagis avec des clients. Ça me convient très bien.

Parlez-nous de vos années de formation au Canada en tant que personne noire.

J’ai grandi à Toronto et j’ai fréquenté le Mowat Collegiate. C’était une école secondaire majoritairement blanche, surnommée « MoWhite »! J’étais la seule fille noire dans toutes les classes entre les 9e et 12e années. Je savais que j’étais différente des autres, mais je ne peux pas dire que c’était une expérience négative pour autant. Je faisais de mon mieux pour interagir avec tout le monde et la race n’était ni un facteur ni un obstacle pour me faire de nouveaux amis. Cela m’a aidée d’être extravertie, car j’étais ainsi en mesure de trouver un terrain d’entente avec mes camarades de classe.

On dirait que l’expérience a été positive. Qu’en est-il lorsque tu as fait ton entrée dans le marché du travail?

À l’âge adulte, je n’ai jamais rencontré de problèmes importants en matière de race à Toronto. Cependant, ce que j’ai réalisé en travaillant dans différentes institutions financières, c’est qu’elles n’employaient aucun cadre qui me ressemblait jusqu’à ce que j’arrive chez First National. C’est là où les choses se sont complètement ouvertes pour moi. First National était très axée sur la diversité. J’y ai vu des gens comme moi occuper des postes de direction et d’autorité, ce qui m’a fait comprendre très clairement qu’il était possible pour une jeune femme noire de gravir des échelons dans notre entreprise. C’était très encourageant et ça a fait une grande différence quant à mon sentiment de confort et de confiance.

Ta perception s’est-elle confirmée au cours de tes années avec First National?

Oui, tellement. Pour gravir les échelons ici, ça prend des compétences, de l’expérience et du travail. J’ai postulé trois fois pour un poste en vente avant d’arriver là où je suis aujourd’hui, mais jamais je n’ai eu l’impression que c’était la couleur de ma peau qui me retenait. Je suis 100 % pour First National parce que j’y ai toujours été traitée comme une membre de la famille et que mes efforts ont toujours été reconnus.

Tu interagis avec des clients. Comment décrirais-tu l’expérience?

Je rencontre beaucoup de clients canadiens d’origine caribéenne. Lorsqu’ils entendent mon nom, Kemsha-Ann, ils veulent se renseigner sur mon héritage. Je leur dis que mes parents sont jamaïcains et que je suis née au Canada. Quand je leur dis ça, je peux entendre le niveau de confort dans leur voix. Ils aiment avoir affaire à quelqu’un qui leur ressemble. C’est un sentiment tellement agréable lorsque je parle à une personne de couleur qui a souscrit son prêt hypothécaire auprès de First National. Nous nous sentons tous deux bien à la fin de la conversation, car le rapport que nous développons s’éloigne souvent de la simple question des affaires. Le fait que des personnes de couleur travaillent ici a une incidence significative et positive et je sais que cela crée une bonne impression auprès de nos clients.

Tu as mentionné que ta famille est originaire de la Jamaïque.

C’est exact. Mes parents sont venus au Canada et mon père a déjà possédé la deuxième plus grande entreprise de réparation de remorques de Scarborough. C’est un reflet de ce que mes parents ont été capables d’accomplir. Nous vivons maintenant à l’extérieur de Toronto, dans ce qui est probablement la ville la plus blanche de l’Ontario. Nous sommes les seuls Noirs dans notre rue. Mes parents ont fait construire une maison toute neuve ici et ils ont acheté une nouvelle maison en Floride. Leur dur labeur a porté ses fruits.

Selon toi, le racisme est-il un problème au Canada?

Ce n’est pas flagrant ou exposé comme c’est le cas aux États-Unis. Je peux courir dans la rue et ne pas me faire tirer dans le dos. Mais j’ai connu des petits accès de jugement dans ma vie. Il y a environ un mois, alors que j’utilisais la caisse libre-service à l’épicerie, j’ai remarqué qu’une employée de l’épicerie me regardait d’un peu plus près. J’ai senti son énergie. Elle me dévisageait carrément. Je lui ai dit, ne t’inquiète pas, je ne vais pas voler le lait, ni les œufs. Je l’ai interpellée respectueusement, mais quand je suis partie, j’étais agacée. Elle s’était contentée de porter un jugement sur moi sous son masque sans même savoir qui j’étais. Le langage désinvolte est également un problème.

Que veux-tu dire par ça?

Lors de ma deuxième année ici, j’ai assisté à une fête organisée par First National au Royal York. Une jeune femme est montée dans l’ascenseur avec moi et m’a carrément demandé « Comment ça va, N...? » J’étais carrément sous le choc. Il s’est avéré qu’elle parlait à un homme noir derrière moi. Dans d’autres circonstances, l’utilisation de ce mot aurait pu entraîner une confrontation physique. Au lieu de cela, je lui ai dit en termes très clairs que je n’appréciais pas ses propos, que je jugeais inacceptables. Elle m’a dit qu’elle n’avait pas voulu m’offenser. Par la suite, j’ai parlé aux RH, non pas parce que je voulais qu’elle soit licenciée, mais parce que je voulais qu’elle apprenne à ne pas recommencer. Les RH ont bien géré la situation en la traitant avec le sérieux et la célérité nécessaires.

Du point de vue de la diversité, de l’équité et de l’inclusion, recommanderais-tu à First National de faire quelque chose de différent ou de mieux?

J’ai l’impression que tout First National traite tout le monde sur un pied d’égalité. Mais je pense que nous devons encourager davantage de personnes de couleur à se présenter et à postuler à des postes de direction. La représentation des cadres fait une énorme différence dans le niveau de confiance des jeunes femmes et hommes noirs. Je sais que ça m’a beaucoup aidé.

Que signifie pour toi le Mois de l’histoire des Noirs?

Pour moi, c’est un moment pour réfléchir aux personnes qui ont travaillé si fort, avec autant de courage, pour amener les filles et garçons noirs là où nous sommes aujourd’hui. C’est l’occasion de remercier nos ancêtres qui ont su surmonter les obstacles et trouver de l’espoir même dans des situations qui semblaient désespérantes. C’est grâce à eux que nous pouvons aujourd’hui nous asseoir ensemble à la même table, boire à la même fontaine et nous aimer les uns les autres. C’est une question de leadership, d’intégrité et de détermination à viser toujours plus haut. Je remercie Dieu d’être une femme noire. Nous avons nos difficultés, mais nous nous aimons les uns les autres et sommes capables d’aimer les autres. C’est une réelle bénédiction. Je veux qu’il en soit ainsi pour mes enfants.

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