À l’approche de l’automne 2026, la Banque du Canada maintient son directeur inchangé
- Soyez l'expert
- sept. 2, 2026
- Financière First National SEC
Pour la septième fois consécutive, la banque centrale canadienne a décidé de maintenir son taux directeur inchangé à 2,25 %. Ce taux est inchangé depuis octobre 2025.
Cette décision était largement attendue, mais, comme toujours, la Banque a apporté un nouvel éclairage sur ses réflexions et a mis à jour ses perspectives concernant l’économie et le marché.
Nous rapportons ci-dessous les commentaires de la BdC tirés de son annonce du 2 septembre 2026.
Économie canadienne : rendement et perspectives
- L’activité économique au Canada s’est renforcée au deuxième trimestre, le PIB ayant progressé de 3,3 % après avoir enregistré une très faible croissance au premier trimestre
- Même si une partie de la vigueur récente s’explique par des facteurs temporaires, le redressement de l’activité était généralisé et la consommation « a affiché des gains solides »
- Les exportations et les investissements des entreprises ont fortement augmenté
Inflation
- L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) s’est maintenue autour de 3 % ces derniers mois, principalement en raison des prix plus élevés de l’essence qui persistent
- Jusqu’à présent, on voit peu de signes d’une transmission des prix plus élevés de l’énergie à d’autres composantes de l’inflation
- Si on exclut l’essence, l’inflation s’est établie à 2,2 % et les mesures de l’inflation fondamentale sont restées proches de 2 % en juillet
Logement et emploi au Canada
- Après plusieurs trimestres de faiblesse, l’activité sur le marché du logement a connu un « certain rebond »
- Les conditions du marché du travail se sont améliorées ces derniers mois, le taux de chômage étant légèrement descendu en juillet, à 6,4 %
- Néanmoins, la demande de main-d’œuvre demeure modérée, et les indicateurs laissent croire que l’économie continue d’être en situation d’offre excédentaire
Commentaire sur l’économie mondiale
- Aux États-Unis, la croissance économique reste solide, portée par les dépenses de consommation et les investissements liés à l’intelligence artificielle (IA)
- La zone euro a connu une croissance supérieure aux attentes au deuxième trimestre, tandis que l’économie de la Chine a ralenti
- Dans l’ensemble, l’économie mondiale s’est montrée résiliente face aux aléas géopolitiques, affichant une croissance essentiellement conforme à la projection présentée dans le Rapport sur la politique monétaire (RPM) de juillet
- En raison des prix du pétrole qui sont encore élevés, tout comme les marges sur les produits énergétiques raffinés, l’inflation demeure forte dans la plupart des pays
Conditions financières et rendements obligataires
- Les conditions financières se sont resserrées depuis juillet
- Les rendements des obligations à long terme ont augmenté à l’échelle mondiale, y compris au Canada
- Le dollar canadien s’est légèrement apprécié du fait de la faiblesse du dollar américain
Mentions spéciales
Dans son communiqué, la Banque a notamment évoqué le conflit qui se poursuit au Moyen-Orient (qui, selon elle, maintient les prix de l’énergie élevés), ainsi que la rupture des négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis (rupture ayant entraîné l’imposition de nouveaux droits de douane par les États-Unis et l’annonce de contre-mesures par le Canada). Selon la Banque, ces deux situations « continuent d’évoluer ».
La Banque a également souligné que les données récentes « confortent » son avis selon lequel nous assistons à une reprise de l’économie canadienne qui se généralise. Toutefois, la Banque a reconnu que l’incertitude est élevée et que les nouveaux droits de douane américains ainsi que les menaces de recours à d’autres mesures pourraient compromettre la durabilité de la reprise.
La BdC a aussi ajouté ceci : « Cependant, comme le conflit au Moyen-Orient se poursuit et que la réouverture du détroit d’Ormuz a peu progressé, les risques à la hausse entourant les perspectives d’inflation de la Banque ont augmenté. »" En effet, la Banque a précisé que « [p]lus les prix du pétrole et les marges des raffineries resteront élevés longtemps, plus les risques de transmission aux prix d’autres biens et services seront grands. » Les nouveaux droits de douane américains et les contre-mesures canadiennes feront également augmenter les coûts de certaines entreprises, et pourraient se répercuter sur les prix à la consommation avec le temps.
Les perspectives de la Banque
La Banque a affirmé que, étant donné que l’économie et l’inflation évoluent essentiellement comme prévu, elle a convenu de laisser le taux directeur inchangé. Cependant, comme indiqué ci-dessus, elle a également reconnu que les « risques à la hausse » entourant l’inflation ont augmenté, tandis que les nouveaux droits de douane rendent les perspectives de croissance plus incertaines. Par conséquent, la Banque a précisé que le Conseil de direction évaluera la durabilité du rebond économique et les perspectives d’inflation et « se tient prêt à ajuster la politique monétaire selon les besoins ».
La Banque a conclu son communiqué en rappelant aux Canadiennes et Canadiens qu’elle demeure engagée à préserver leur confiance dans la stabilité des prix pendant cette « période de bouleversements mondiaux ».
À venir
La Banque prendra sa prochaine décision en matière de taux d’intérêt le 28 octobre prochain. First National publiera son sommaire à la suite de l’annonce. Entre-temps, veuillez consulter ce site Web pour d’autres renseignements importants.
Articles connexes
- Note sur les marchés : Perspectives du marché de la SCHL – août 2026
- Note sur les marchés : rapport trimestriel – juillet 2026
- La Banque du Canada maintient son taux directeur lors de sa réunion de juillet
- Commentaire sur le financement hypothècaire résidentiel - Le renouvellement de l’ACEUM est refusé
- Commentaire sur le financement hypothècaire résidentiel - Devant tout un dilemme
- Commentaire sur le financement hypothècaire résidentiel - Le marché de printemps est enfin florissant