Commentaire sur le financement hypothècaire résidentiel - Devant tout un dilemme

  • Financière First National SEC
Les décisionnaires de la Banque du Canada semblent avoir eu le sentiment d’être acculés au pied du mur lorsqu’ils ont pris leur décision concernant les taux d’intérêt annoncée le 10 juin dernier. 

Le plus récent résumé des délibérations montre que le Conseil de direction débat d’un dilemme économique : une économie canadienne faible qui continue de rouler en deçà de son potentiel, conjuguée à des prix élevés de l’énergie – en raison de la guerre en Iran – qui font grimper l’inflation au-delà de la cible de 2,0 % fixée par la Banque. 

Si la Banque avait relevé son taux directeur pour contenir l’inflation et si les cours du pétrole avaient soudainement chuté, une telle hausse des taux aurait encore affaibli l’économie. Cependant, si la Banque abaissait ses taux pour donner un coup de pouce à l’économie, cela augmenterait le risque de maintenir une inflation élevée et de favoriser sa propagation à l’ensemble de l’économie. 

Dans l’immédiat, sa solution consiste à maintenir le taux directeur à 2,25 % pour une cinquième annonce consécutive. 

« Pour l’instant, le Conseil était prêt à faire abstraction des répercussions à court terme des prix plus élevés de l’énergie sur l’inflation », peut-on lire dans le résumé. 

« Les membres [du Conseil de direction] ont convenu que le maintien du taux directeur [...] permettait de mettre en balance les risques décrits ci-dessus. » 

Les incertitudes persistantes liées à la guerre, aux stratégies commerciales des États-Unis et à la révision en cours de l’ACEUM devraient inciter la Banque du Canada à adopter une double approche dans un avenir prévisible. 

La Banque se réunit à nouveau pour faire le point sur les taux d’intérêt le 15 juillet.