Commentaire sur le financement hypothècaire résidentiel - L’abordabilité en souffre

  • Financière First National SEC

La Société canadienne d’hypothèques et de logement indique que l’abordabilité pose problème dans l’ensemble du pays. 

La baisse de l’abordabilité du logement, qui est devenue très prononcée en 2001, était centrée uniquement sur Toronto et Vancouver. C’est l’activité dans ces deux grands marchés, actifs et chers, qui a tiré la moyenne nationale vers le bas. Cependant, depuis 2020, le problème s’est aggravé. 

Dans six des sept grands marchés étudiés par la SCHL, l’abordabilité a chuté à un niveau « médiocre » et demeure à ce niveau depuis 2020. En plus de Toronto et de Vancouver, c’est le cas à Ottawa, à Montréal, à Halifax et même à Calgary, qui a longtemps été un phare en matière d’abordabilité. Edmonton continue d’afficher une « bonne » abordabilité. 

Le nouvel Indice composite d’abordabilité du logement de la SCHL couvre une période de près de 35 ans, de 1991 au troisième trimestre de 2025. Il prend en compte les coûts de la propriété, qui comprennent, par exemple, l’hypothèque, les taxes, les services publics et les assurances. Ces coûts sont ensuite comparés au revenu médian d’une région, au revenu discrétionnaire dont les ménages disposent pour accroître leur budget de logement et au nombre de logements à vendre dans une région donnée (en tenant compte du prix de ces logements). 

Selon cet indice, l’abordabilité a atteint son niveau le plus bas au deuxième trimestre de 2022 et elle s’améliore depuis 2023. 

Il y a « de la lumière au bout du tunnel », a déclaré Mathieu Laberge, économiste en chef de la SCHL, au Financial Post. 

M. Laberge a ajouté que le Canada doit encore construire davantage de logements abordables – comme des maisons en rangée et des maisons attenantes – pour combler les lacunes dans le marché. 

« C’est une pièce importante du casse-tête, mais l’abordabilité des loyers l’est également », a-t-il dit.