Commentaire sur le financement hypothècaire résidentiel - L’incertitude persiste

  • Financière First National SEC

Le marché canadien du logement est déprimé et l’économie tourne au ralenti. Ces deux facteurs sont connexes et c’est principalement l’incertitude qu’il faut montrer du doigt.

Des messages contradictoires en provenance des États-Unis, plus récemment sur la guerre israélo-américaine contre l’Iran, aggravent les appréhensions mondiales concernant les politiques économiques et commerciales erratiques de l’administration américaine en poste. Cette situation alimente à son tour les craintes d’inflation, qui font grimper les rendements obligataires et déclenchent des hausses des taux hypothécaires fixes.

C’est une longue chaîne d’événements qui semble freiner les ardeurs d’acheteurs potentiels. La hausse des taux d’intérêt contribue à rendre l’accession à la propriété moins abordable dans 11 de 13 marchés canadiens, même si les prix sont à la baisse dans plusieurs grands centres urbains. (Le Québec, certaines parties des Prairies et le Canada atlantique constituent des exceptions notables.)

Des baisses de prix devraient normalement être considérées comme des incitatifs à l’achat. À l’heure actuelle, toutefois, les conditions économiques générales semblent pousser les acheteurs à s’inquiéter de la dépréciation de leur actif plutôt que de l’apport de fonds propres. Il s’agit d’une situation très étrange où la réduction des prix fonctionne contre elle-même.

Cependant, « anticiper le marché » est toujours un pari, et c’est particulièrement vrai en ce moment. Les craintes d’une augmentation de l’inflation nourrissent déjà des spéculations au sujet d’une nouvelle ronde de hausses de taux d’intérêt par la Banque du Canada.

La banque centrale affirme qu’elle prendra toutes les mesures nécessaires pour maîtriser l’inflation. Pour l’instant, cependant, la Banque semble plus préoccupée par la crainte de l’inflation que par l’inflation réelle.