Commentaire sur le financement hypothècaire résidentiel - L’influence américaine
- Soyez l'expert
- sept. 21, 2026
- Financière First National SEC
Voici une situation qui n’a pas beaucoup retenu l’attention ces dernières années : les décisions de la banque centrale des États-Unis en matière de taux d’intérêt influencent les prévisions concernant l’évolution des taux au Canada.
La semaine dernière, la Réserve fédérale américaine a relevé son taux directeur de 25 points de base. Il s’agit de la première hausse en trois ans, ce qui place le taux directeur dans une fourchette de 3,75 % à 4,0 %. Le comité de la Fed chargé de fixer les taux d’intérêt (le FOMC) a également laissé entendre qu’il était prêt à décréter une autre hausse de taux avant la fin de l’année, si cela s’avérait nécessaire. Cela amène certains analystes à envisager une hausse des taux d’intérêt au Canada dans un avenir proche, peut-être même avant la fin de 2026.
Depuis plusieurs mois, la Banque du Canada laisse entendre qu’elle est disposée à relever ses taux. Le taux directeur de la Banque du Canada demeure à 2,25 % depuis maintenant huit réunions consécutives.
La Réserve fédérale américaine a décidé de relever son taux en raison de l’inflation qui est persistante. Les hausses de prix sont alimentées par l’augmentation des coûts énergétiques, conséquence de la guerre menée par les États-Unis en Iran.
La Banque du Canada a traditionnellement mené sa politique en matière de taux d’intérêt en coordination avec celle de la Fed. Les taux en vigueur aux États-Unis peuvent avoir une influence sur la valeur du dollar canadien, entraînant ainsi d’autres répercussions. Une hausse du taux de la Réserve fédérale entraîne généralement une hausse du rendement des obligations gouvernementales américaines, ce qui entraîne généralement une hausse du rendement des obligations du gouvernement du Canada. Comme les taux des prêts hypothécaires à taux fixe sont fixés en fonction de ces obligations, cela peut se traduire par des coûts d’emprunt plus élevés pour les acheteurs immobiliers.
Bien sûr, si la Banque du Canada relève son taux directeur pour contrebalancer les répercussions sur le taux de change et l’inflation découlant des hausses de taux aux États-Unis, les emprunteurs qui sont titulaires d’un prêt à taux variable en ressentiront immédiatement les effets.
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