Commentaire sur le financement hypothècaire résidentiel - Le renouvellement de l’ACEUM est refusé

  • Financière First National SEC
Sans surprise aucune, les États-Unis ont décidé de ne pas renouveler l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). L’annonce officielle a été faite le 1er juillet – jour de la fête du Canada; c’était la date limite prévue à l’accord. 

Jusqu’à présent, les États-Unis n’ont pas menacé de se retirer de l’accord (pas plus que le Canada ou le Mexique), ce qui nécessiterait un préavis de six mois.  

Désormais, l’accord commercial fera l’objet de révisions annuelles jusqu’à son expiration en 2036, ce qui est conforme à la politique de « gestion par le chaos » qui caractérise l’actuelle administration américaine. 

L’incertitude persiste donc et, pour ceux qui construisent et ceux qui achètent des logements, elle risque de constituer le problème le plus difficile à surmonter. 

Planifier de nouveaux projets nécessite une vision à long terme, s’étendant sur plusieurs années, des coûts de construction, des conditions de financement et de la demande de la part d’acheteurs. Si le maintien de l’ACEUM protège dans une large mesure les constructeurs et les promoteurs immobiliers canadiens des effets des droits de douane sur le bois d’œuvre, l’acier et l’aluminium, toute remise en cause de ces exemptions au cours des négociations en cours entraînerait une augmentation des coûts des intrants. L’incertitude se traduit également par un accroissement des risques, ce qui a également un coût. 

Pour les acheteurs, l’abordabilité est une préoccupation majeure. Toute hausse des coûts de logement ne fera qu’aggraver les incertitudes liées à l’emploi, à l’inflation et aux taux d’intérêt, ce qui risque d’inciter davantage d’acheteurs à rester sur la touche. 

Les décisionnaires ont donc décidé de maintenir les taux d’intérêt inchangés. La plupart des observateurs du marché s’attendent à ce que cette tendance se poursuive et révisent leurs prévisions en faveur de baisses de taux pour l’an prochain.