Commentaire sur le financement hypothècaire résidentiel - Les taux font débat
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- sept. 28, 2026
- Financière First National SEC
Le débat sur une hausse imminente des taux d’intérêt par la Banque du Canada s’intensifie quelque peu.
Les spéculations concernant une hausse de taux au Canada ont commencé à s’intensifier à la suite de la décision annoncée le 16 septembre dernier par la Réserve fédérale américaine. La banque centrale américaine a relevé son taux directeur – pour la première fois en trois ans – en réponse à une inflation persistante, alimentée par les prix élevés du pétrole résultant de la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran.
Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a clairement laissé entendre que les décisionnaires canadiens prendraient leurs décisions en fonction des données canadiennes, qui diffèrent actuellement de celles publiées aux États-Unis. L’inflation au Canada est plus faible et le pays n’est pas assujetti aux mêmes pressions sur les prix de l’énergie qu’aux États-Unis. En outre, il est estimé que la marge de croissance de l’économie canadienne est plus grande.
Ces facteurs n’ont pas empêché des opérateurs sur obligations d’anticiper au moins une hausse des taux de la Banque du Canada avant la fin de l’année, certains prévoyant même deux hausses. Plusieurs économistes bien connus des grandes banques remettent en question ces prévisions. Ils soutiennent que le marché obligataire devance les données économiques et que les droits de douane et l’incertitude commerciale constituent actuellement des facteurs plus importants que l’inflation.
Quant à la Banque du Canada, M. Macklem n’exclut pas la possibilité de relever les taux d’intérêt s’il s’avère nécessaire de le faire.
« Nous ne voulons pas relever notre taux et restreindre la croissance si les pressions inflationnistes sont maîtrisées. Mais nous ne voulons pas non plus attendre trop longtemps pour agir si ces pressions deviennent plus persistantes », a-t-il affirmé. « Nous allons faire preuve de discernement et décider de ce qui nous semble être la meilleure façon de ramener l’inflation à la cible. »
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