Commentaire sur le financement hypothècaire résidentiel - Un marché transi par les grands froids de janvier
- Soyez l'expert
- févr. 23, 2026
- Financière First National SEC
De grands froids ont enveloppé le marché immobilier du pays en janvier et l’Association canadienne de l’immobilier (ACI) blâme la météo – du moins dans certaines régions du sud de l’Ontario. Des chutes de neige record et des températures extrêmement froides semblent avoir découragé bien des gens à la recherche d’une maison de se mettre le nez dehors.
En janvier, sur une base désaisonnalisée, les ventes ont diminué de près de 6,0 % par rapport à décembre. Néanmoins, plus de 22 500 biens immobiliers ont changé de mains. Le prix de vente national moyen d’une maison a baissé de 2,6 % sur douze mois.
L’ACI ne laisse pas la météo refroidir ses attentes pour 2026 pour autant. Elle prévoit une croissance des ventes de l’ordre de 5,1 % et une augmentation des prix de l’ordre de 2,8 % en 2026, sous l’effet d’une demande refoulée et d’un désir de vente tout aussi refoulé. Ce désir de vendre est peut-être en voie de se manifester. Les nouvelles inscriptions ont augmenté de plus de 7,0 %, faisant encore pencher le marché en faveur des acheteurs.
Certains agents immobiliers ont le sentiment que, si la météo a pu jouer un rôle en janvier, le marasme persiste depuis la fin de 2025. Selon eux, les acheteurs, en particulier ceux qui en sont à leur premier achat immobilier, attendent que l’abordabilité s’améliore à la suite de nouvelles baisses de prix et peut-être même de taux d’intérêt.
Les plus récents chiffres de l’inflation suggèrent qu’il y a peut-être du bien-fondé dans ce raisonnement. Statistique Canada indique que l’inflation globale a légèrement baissé, passant de 2,4 % en décembre à 2,3 % en janvier. Cette baisse s’explique largement par la chute des prix de l’essence, mais l’inflation dans le secteur du logement continue également à ralentir. Il est passé sous la barre des 2,0 % pour la première fois en cinq ans. L’espoir d’une baisse des taux d’intérêt semble toutefois plus lointain. La Banque du Canada a laissé clairement entendre qu’elle maintiendra le statu quo en matière de taux à moins qu’il n’y ait de très bonnes raisons de faire autrement.
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