
Commentaire sur le marché des hypothèques résidentielles, semaine du 13 mai 2019
- Soyez l'expert
- mai 13, 2019
- Financière First National SEC
Quelques chiffres surprenants rendus publics la semaine dernière démontrent la profonde influence qu’a le blanchiment d’argent sur l’immobilier à Vancouver.
Selon un rapport préparé pour le compte du gouvernement de la Colombie-Britannique, le blanchiment d’argent a totalisé quelque 7,4 milliards de dollars dans la province en 2018. Plus des deux tiers de ce montant, soit environ 5 milliards de dollars, ont servi à des achats immobiliers.
On estime que les activités de blanchiment d’argent ont augmenté le prix de référence des maisons en Colombie-Britannique d’une moyenne de 5 %. Des marchés populaires et des marchés à prix élevé comme Victoria et le Grand Vancouver ont probablement subi des impacts encore plus marqués, mais des chiffres distincts n’ont pas été fournis pour ces marchés.
Le rapport signé par la professeure de droit Maureen Maloney, qui préside le groupe d’experts de la Colombie-Britannique sur le blanchiment d’argent dans l’immobilier, affirme que le problème est encore pire en Alberta, en Ontario et dans les Prairies. On estime que plus de 40 milliards de dollars ont été blanchis l’an dernier à l’échelle du Canada.
Le gouvernement de la Colombie-Britannique vise à contrer le blanchiment d’argent dans l’immobilier en adoptant la Land Owner Transparency Act. La législation créerait un registre public des propriétés immobilières indiquant clairement qui est propriétaire de quoi. Selon une estimation remontant à 2016, un tiers des immeubles les plus coûteux dans la région de Vancouver sont la propriété d’entités opaques comme des sociétés à numéro.
Le rapport Maloney va un peu plus loin et recommande que la province mette en œuvre des ordonnances de preuve de richesse inexpliquée. Ces ordonnances forceraient les gens contre qui elles étaient rendues de prouver qu’ils avaient effectué leur achat au moyen de fonds légitimes, sans quoi leur propriété serait saisie. Ces ordonnances n’exigeraient aucune accusation criminelle ni même une preuve quelconque d’activité criminelle. Elles ont été vertement condamnées par des organisations de défense des droits civils.
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