Rapport Trimestriel – janvier 2026
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- janv. 19, 2026
- Financière First National SEC
La fin de l’année a été plutôt tranquille pour le marché immobilier canadien, tant pour les habitations neuves que pour la revente d’habitations existantes.
Les plus récents chiffres
Selon l’Association canadienne de l’immobilier, en décembre, les reventes d’habitations ont diminué de 2,7 % par rapport à novembre et de 4,5 % par rapport à décembre 2024. En 2025, les ventes ont totalisé 470 314 unités, ce qui représente une baisse de 1,9 % par rapport à 2024. L’Indice des prix des propriétés (IPP) de l’ACI a perdu 0,3 % d’un mois sur l’autre et 4,0 % sur un an.
La stabilité devrait stimuler le marché
Les agents immobiliers du Canada prévoient un regain d’activité au printemps. Ils basent leurs projections sur la demande refoulée, les premiers acheteurs et la stabilité des taux d’intérêt. La Banque du Canada a abaissé son taux directeur à quatre reprises en 2025, le ramenant à 2,25 %. Elle a clairement précisé qu’il était peu probable qu’elle modifie le taux, à la hausse ou à la baisse, à moins qu’il n’y ait un besoin économique pressant de le faire. L’ACI estime que des taux d’intérêt prévisibles aideront à attirer à nouveau des acheteurs sur le marché.
« Pour les acheteurs et ceux qui approchent d’un renouvellement hypothécaire, la stabilité est importante, affirme Phil Soper, président de Royal LePage. Les coûts d’emprunt se sont stabilisés à un niveau qui soutient un bon niveau d’activité sur le marché. Les acheteurs peuvent aller de l’avant sans craindre de passer à côté d’un prix plus avantageux demain. Cette clarté à elle seule stimulera la demande. »
Risque d’épuisement de l’offre
L’ACI souligne que l’offre de logements pourrait devenir un facteur si la demande ainsi stimulée vient principalement de premiers acheteurs. Ces derniers accaparent les stocks sans retourner leurs anciens logements sur le marché de l’offre, ce qui peut contribuer à accélérer l’épuisement des stocks immobiliers.
Nouvelles constructions
Sur le plan des nouvelles constructions, la Société canadienne d’hypothèques et de logement a fait état d’une augmentation de 5,6 % du nombre de mises en chantier pour 2025, 259 000 unités – principalement des logements locatifs – étant en voie d’être construites. Malheureusement, l’organisme fédéral du logement estime que ces chiffres sont encore bien en deçà de ce qui est nécessaire pour atteindre les objectifs en matière d’abordabilité. Selon la SCHL, le Canada a besoin de 4,8 millions de logements supplémentaires au cours de la prochaine décennie, ce qui nécessite la construction de jusqu’à 480 000 logements par année.
Certains observateurs du marché considèrent qu’il est possible d’alléger la nécessité de construire de nouveaux logements. Ils soulignent que les cibles d’immigration du gouvernement fédéral pourraient réduire la demande de logements. Il s’agit toutefois d’un couteau à double tranchant. Les taux d’inoccupation pourraient bien s’améliorer; par ailleurs, l’incitation à construire davantage pourrait diminuer.
Les chiffres pour 2026 et 2027
L’ACI prévoit que près de 495 000 immeubles résidentiels changeront de mains en 2026, ce qui représente une hausse de 5,1 % par rapport à 2025. La majeure partie de ce gain est attendue en Colombie-Britannique et en Ontario « où les ventes ont encore beaucoup de marge de progression ».
Le prix moyen national d’une propriété devrait augmenter de 2,8 % en 2026 pour atteindre 699 000 $, ce qui correspond à l’inflation. La tendance à la baisse des prix devrait s’inverser en Colombie-Britannique et en Ontario, tandis que des marchés ayant connu une forte croissance des prix, comme la Saskatchewan, le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador, connaîtront probablement de plus faibles augmentations.
En 2027, les ventes de logements à l’échelle nationale devraient augmenter de 3,5 % pour atteindre 512 000, toujours sous l’impulsion de la Colombie-Britannique et de l’Ontario, tandis que le prix moyen national devrait augmenter de 2,3 % pour atteindre 715 000 $.
La SCHL prévoit que le nombre total de mises en chantier diminuera, mais restera supérieur à la moyenne des dix dernières années, et que la construction de logements locatifs restera élevée, mais pourrait s’atténuer d’ici 2027.
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