Commentaire sur le financement hypothècaire résidentiel - Circuit d’attente en matière de taux d’intérêt
- Soyez l'expert
- juin 8, 2026
- Financière First National SEC
De simples observateurs de l’économie canadienne – soit la vaste majorité d’entre nous – peuvent se faire pardonner d’avoir un regard vide et confus après avoir pris connaissance des plus récents rapports d’affaires. Toute tentative de prédire les fluctuations de taux d’intérêt risque de provoquer des maux de tête.
La lecture du produit intérieur brut au premier trimestre de 2026 a fait basculer le pays dans une récession technique, qui se définit par deux trimestres consécutifs de contraction économique. Dans les faits, l’économie canadienne s’est contractée au cours de trois des quatre derniers trimestres. Toutefois, les décisionnaires et les analystes économiques estiment qu’il est encore trop tôt pour prononcer le mot qui commence par r. Ils affirment que les fondamentaux restent solides et que les premières prévisions laissent entrevoir un rebond important du PIB en avril.
L’indice des prix à la consommation (l’inflation globale) est en hausse, atteignant 2,8 % en avril. Mais les experts nous disent que ce n’est pas si mal. L’essentiel de cette augmentation est attribuable à la flambée des prix du pétrole et ces coûts ne se sont pas – encore – répercutés sur l’ensemble de l’économie. L’inflation fondamentale, celle que surveille la Banque du Canada, est en fait en baisse.
Dernier point, mais non le moindre, l’économie canadienne a créé près de 88 000 emplois en mai, soit largement plus que les prévisions qui tablaient sur un gain de 10 000 emplois. La quasi-totalité de ces nouveaux emplois sont à temps plein, la plupart sont dans le secteur privé et le taux de chômage est tombé à 6,6 %, contre 6,9 % en avril. Ce fut une bonne nouvelle très surprenante, mais le nombre d’emplois reste inférieur d’environ 24 000 à ce qu’il était un an plus tôt.
Qu’est-ce que tout cela veut dire pour ce qui est des taux d’intérêt? Probablement beaucoup plus d’attentisme. On s’attend à ce que la Banque du Canada soit en quête de plus de clarté et de stabilité. Les opérateurs sur obligations continuent de réclamer une hausse de taux, mais une seule maintenant, et ce, vers la fin de l’année. D’autres observateurs du marché ont repoussé toute idée de changement de taux – à la hausse ou à la baisse – à l’an prochain.
Articles connexes
- La Banque du Canada maintient son taux de référence inchangé à 2,25 %
- Commentaire sur le financement hypothècaire résidentiel - Les cas de défaillance augmentent, mais il y a malgré tout de bonnes nouvelles
- Note sur les marchés : confiance des emprunteurs hypothécaires – mai 2026
- Commentaire sur le financement hypothècaire résidentiel - Le marché des chalets pourrait reprendre de la vigueur à l’approche du temps plus chaud
- Commentaire sur le financement hypothècaire résidentiel - Le marché du printemps commence à germer
- Commentaire sur le financement hypothècaire résidentiel - Les millénariaux et le marché du logement