Commentaire sur le financement hypothècaire résidentiel - Des résultats mitigés pour le marché immobilier

  • Financière First National SEC
Une première analyse des chiffres sur l’immobilier pour juillet révèle un mélange hétéroclite de réalités sur les marchés immobiliers au Canada, selon ce qu’avance Robert Hogue, éminent économiste spécialisé dans le secteur du logement. 

Dans sa plus récente analyse des marchés locaux, M. Hogue ajoute que des tendances divergentes reflètent des niveaux variables de confiance, d’abordabilité, de demande refoulée, de caractéristiques démographiques, de marchés de l’emploi et de stocks. 

Vancouver et la région du Lower Mainland, en Colombie-Britannique, restent enlisés dans un marasme depuis maintenant quatre ans. Les reventes d’habitations y ont reculé de 8,0 % entre juin et juillet. Les prix, tels que mesurés par l’Indice des prix des propriétés de l’Association canadienne de l’immobilier, ont reculé de 6,2 % en juillet. Rappelons qu’en juin, la baisse avait été de 6,0 %. Selon M. Hogue, l’abordabilité et la confiance constituent les principaux obstacles pour les acheteurs de la Colombie-Britannique. 

À Calgary, les vendeurs semblent traverser une crise de confiance. Le nombre de nouvelles inscriptions a diminué au cours de cinq des six derniers mois, tandis que les inscriptions actives affichent une baisse de 4,0 % sur douze mois. Les prix des maisons sont en baisse, mais de façon modérée, le recul s’établissant à 2,1 % par rapport à l’an dernier. 

À Toronto, la progression des ventes continue de s’annoncer plus prometteuse, puisqu’elle a augmenté en juillet pour un cinquième mois d’affilée. Les prix ont eux aussi connu une remontée ces derniers temps. Cependant, le marché des copropriétés tourne très au ralenti, freinant du coup la performance globale. Les ventes de maisons restent inférieures de 30 % aux niveaux prépandémiques et les prix sont en baisse de 4,6 % par rapport à l’année dernière. 

À Montréal, les prix qui atteignent des sommets historiques et la baisse de l’abordabilité semblent mettre les acheteurs potentiels sous pression. Parallèlement, le ralentissement de la croissance démographique freine la demande, tandis que le nombre de vendeurs qui se lancent sur le marché a connu une forte hausse. Il s’agit d’un cas classique d’offre et de demande qui entraînera probablement une baisse des prix.