Commentaire sur le financement hypothècaire résidentiel - semaine du 17 février 2026

  • Financière First National SEC
La Société canadienne d’hypothèques et de logement estime que le marché canadien du logement se porte un peu mieux cette année. L’organisme national du logement, qui vient de publier ses plus récentes perspectives du marché de l’habitation, prévoit une croissance modeste des ventes et des prix en 2026. 

Selon les prévisions de base de la SCHL, il se vendra 489 000 logements en 2026, contre 470 000 en 2025. Le prix moyen devrait également augmenter, passant de 680 000 $ dollars l’an dernier à 698 000 $ cette année. 

Ces chiffres s’alignent sur les plus récentes prévisions de l’Association canadienne de l’immobilier. Les agents immobiliers du pays s’attendent à ce que 494 500 propriétés changent de mains (+5,1 %) à un prix moyen d’un peu moins de 690 000 $ (+2,8 %). 

Au-delà des difficultés de commerce avec les États-Unis et de l’incertitude économique qui font les manchettes, la Société canadienne d’hypothèques et de logement signale plusieurs autres facteurs susceptibles de freiner le marché, notamment une croissance démographique plus faible, une faible croissance des revenus, des coûts hypothécaires plus élevés et une attitude généralement plus prudente de la part des acheteurs. 

Malgré tout le battage politique entourant la pénurie de logements au Canada, la SCHL prévoit une baisse des mises en chantier cette année (247 000 contre 259 000 en 2025). Selon l’organisme, les promoteurs sont confrontés à des coûts de construction plus élevés, à une demande plus faible et à une augmentation des stocks de logements non vendus. 

Les immeubles construits expressément pour la location devraient dominer le marché des nouvelles constructions, tandis que c’est dans le marché des appartements en copropriété que les baisses les plus marquées seront constatées.