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  • Andrew Masliwec, analyste, Marchés de capitaux

Bonjour,

On aurait pu entendre une mouche voler dans la plupart des bureaux au Canada cette semaine. Cette dernière semaine a commencé par la célébration de la Fête du Canada, une des meilleures fêtes de l’année, suivie, le 4 juillet, par la célébration du Jour de l’indépendance aux États-Unis. Ici au Canada, tout le monde avait les yeux rivés sur le téléviseur à regarder Joey Chestnut dévorer 74 saucisses. Un record mondial. Étonnamment, son condiment préféré est l'eau. Personnellement, je préfère le ketchup et la moutarde. Il va sans dire que, lorsque le service du marketing m’a demandé de rédiger ce commentaire, j’ai rapidement acquiescé à la demande. C’est parce que c’est important pour moi. Très important.

Taux d’intérêt

Mon dernier commentaire remonte à il y a deux semaines, alors il serait à propos de récapituler les rendements des principales obligations de référence. L’obligation de 5 ans du gouvernement du Canada affiche actuellement un rendement de 2,06 %, soit seulement environ 1 point de base de moins que son rendement d’une semaine plus tôt. Le rendement de l'obligation de 10 ans est de 2,13 %, par rapport à environ 2,16 % une semaine plus tôt. Pour mettre tout cela en contexte, il y a un an, l’obligation de 5 ans produisait un rendement de 1,47 % et celle de 10 ans, de 1,88 %. Entre-temps, le taux directeur de la Banque du Canada a été majoré à trois reprises, pour une hausse totale de 0,75 %. De toute évidence, les règles du jeu concernant les taux d’intérêt n’ont pas changé au cours de la dernière semaine, bien qu’il soit pertinent de réitérer qu’il n’existe aucune corrélation parfaite entre les rendements des obligations de 5 ans et de 10 ans et les hausses du taux directeur. Au cours de la dernière année, le taux directeur a augmenté de 0,75 %, alors que les rendements des obligations de 5 ans et de 10 ans n’ont augmenté que de +0,59 % et de +0,26 % respectivement. Vous avez intérêt à garder cela en tête si vous cherchez actuellement à contracter des emprunts sur des obligations du GdC ou des OHC.

Rencontre de la Banque du Canada la semaine prochaine

Je n’ai jamais suivi de cours en journalisme, mais j’ai un compte Twitter. Je sais donc combien il est important de ne pas balayer un filon sous le tapis. Je ne le ferai pas. La plupart des participants du marché se préparent à ce que la Banque du Canada hausse son taux de 0,25 % mercredi prochain. À l’heure actuelle, le marché (sur la base de swaps de taux d'intérêt à un jour) établit à 87,5 % la probabilité d'une hausse la semaine prochaine. On est encore loin d'une certitude. Cependant, en milieu de semaine dernière, il continuait de régner une certaine incertitude quant à la décision de la Banque. La publication de certaines données économiques a depuis permis de préciser la situation.

Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, a livré un discours sur le sujet mercredi dernier : Soyons clairs : la transparence pour inspirer confiance et être compris. Malgré le titre qui ne pouvait pas être plus clair, le marché n’a pas été du même avis et le discours s’est avéré particulièrement frustrant. Dans son discours, Poloz a expliqué pourquoi de fortes indications prospectives (de la BdC) pourraient nuire aux marchés financiers en cas de données imprévues. Il en ressort néanmoins que le titre du discours semblait être une fausse appellation.

Ce qui était clair est ressorti des chiffres sur le PIB rendus publics vendredi dernier ainsi que de l’enquête sur les perspectives des entreprises, contribuant ainsi à faire d’une hausse de taux d’intérêt une quasi certitude. La croissance mensuelle du PIB a dépassé la prévision consensuelle de 0,1 %, contribuant ainsi à maintenir la croissance annualisée du PIB alignée sur l'estimation de 2,5 % du BdC. L’enquête sur les perspectives des entreprises du 2e trimestre a aussi permis de confirmer que l’économie porte assez bien de l'avis de la BdC pour justifier de nouvelles hausses de taux d'intérêt. Les entreprises sondées rapportaient de solides perspectives de vente, lesquelles étaient soutenues par une forte demande intérieure et internationale. Je dois avouer avoir trouvé ça très surprenant, avant d'apprendre que l'enquête avait été menée par l'imposition de tarifs sur l'acier par les États-Unis le 31 mai dernier. Le rapport indique aussi que les prix des intrants devraient augmenter, tout comme les prévisions d’inflation. Tout cela a contribué à pousser l'indice de l'enquête vers des sommets records, ce qui témoigne du fort optimisme des entreprises.

Enfin, ce matin, nous avons eu droit aux plus récentes données économiques d’importance avant le possible décrit d’une hausse de taux mercredi prochain. Les chiffres sur l’emploi qui ont été publiés sont, à ma connaissance, « corrects ». Rien d’extraordinaire, mais rien d’alarmant non plus. C’est un peu comme l’actuelle campagne menée par l’Angleterre pendant la Coupe du monde. Possible que tout se réalise la semaine prochaine. Il s’est créé 31 800 emplois contre une prévision de 20 000 emplois. En revanche, le taux de chômage a été 0,2 % plus élevé que prévu (6 % c. 5,8 %). Cela s’explique par le fait que le nombre de chercheurs d’emploi a augmenté, entraînant du coup le taux de chômage à la hausse. La réaction initiale aux chiffres d’emploi semble timide et rien n’indique qu’ils auront une influence sur la décision qui sera prise la semaine prochaine.

Tout cela étant dit, je ne lis pas dans les pensées. Donc, si la Banque du Canada ne majore pas les taux d'intérêt la semaine prochaine et si vous comptez un grand panier de dérivés sur taux d’intérêt dans l’évaluation d’une hausse, demandez-vous pourquoi vous lisez ceci et faites parvenir vos plaintes à :

Banque du Canada
234, rue Wellington
Ottawa (Ontario) Canada
K1A 0G9

De retour à la maison? Passez un bon week-end.

Andrew Masliwec

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  • Andrew Masliwec, analyste, Marchés de capitaux

Bonjour,

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Taux d’intérêt

Mon dernier commentaire remonte à il y a deux semaines, alors il serait à propos de récapituler les rendements des principales obligations de référence. L’obligation de 5 ans du gouvernement du Canada affiche actuellement un rendement de 2,06 %, soit seulement environ 1 point de base de moins que son rendement d’une semaine plus tôt. Le rendement de l'obligation de 10 ans est de 2,13 %, par rapport à environ 2,16 % une semaine plus tôt. Pour mettre tout cela en contexte, il y a un an, l’obligation de 5 ans produisait un rendement de 1,47 % et celle de 10 ans, de 1,88 %. Entre-temps, le taux directeur de la Banque du Canada a été majoré à trois reprises, pour une hausse totale de 0,75 %. De toute évidence, les règles du jeu concernant les taux d’intérêt n’ont pas changé au cours de la dernière semaine, bien qu’il soit pertinent de réitérer qu’il n’existe aucune corrélation parfaite entre les rendements des obligations de 5 ans et de 10 ans et les hausses du taux directeur. Au cours de la dernière année, le taux directeur a augmenté de 0,75 %, alors que les rendements des obligations de 5 ans et de 10 ans n’ont augmenté que de +0,59 % et de +0,26 % respectivement. Vous avez intérêt à garder cela en tête si vous cherchez actuellement à contracter des emprunts sur des obligations du GdC ou des OHC.

Rencontre de la Banque du Canada la semaine prochaine

Je n’ai jamais suivi de cours en journalisme, mais j’ai un compte Twitter. Je sais donc combien il est important de ne pas balayer un filon sous le tapis. Je ne le ferai pas. La plupart des participants du marché se préparent à ce que la Banque du Canada hausse son taux de 0,25 % mercredi prochain. À l’heure actuelle, le marché (sur la base de swaps de taux d'intérêt à un jour) établit à 87,5 % la probabilité d'une hausse la semaine prochaine. On est encore loin d'une certitude. Cependant, en milieu de semaine dernière, il continuait de régner une certaine incertitude quant à la décision de la Banque. La publication de certaines données économiques a depuis permis de préciser la situation.

Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, a livré un discours sur le sujet mercredi dernier : Soyons clairs : la transparence pour inspirer confiance et être compris. Malgré le titre qui ne pouvait pas être plus clair, le marché n’a pas été du même avis et le discours s’est avéré particulièrement frustrant. Dans son discours, Poloz a expliqué pourquoi de fortes indications prospectives (de la BdC) pourraient nuire aux marchés financiers en cas de données imprévues. Il en ressort néanmoins que le titre du discours semblait être une fausse appellation.

Ce qui était clair est ressorti des chiffres sur le PIB rendus publics vendredi dernier ainsi que de l’enquête sur les perspectives des entreprises, contribuant ainsi à faire d’une hausse de taux d’intérêt une quasi certitude. La croissance mensuelle du PIB a dépassé la prévision consensuelle de 0,1 %, contribuant ainsi à maintenir la croissance annualisée du PIB alignée sur l'estimation de 2,5 % du BdC. L’enquête sur les perspectives des entreprises du 2e trimestre a aussi permis de confirmer que l’économie porte assez bien de l'avis de la BdC pour justifier de nouvelles hausses de taux d'intérêt. Les entreprises sondées rapportaient de solides perspectives de vente, lesquelles étaient soutenues par une forte demande intérieure et internationale. Je dois avouer avoir trouvé ça très surprenant, avant d'apprendre que l'enquête avait été menée par l'imposition de tarifs sur l'acier par les États-Unis le 31 mai dernier. Le rapport indique aussi que les prix des intrants devraient augmenter, tout comme les prévisions d’inflation. Tout cela a contribué à pousser l'indice de l'enquête vers des sommets records, ce qui témoigne du fort optimisme des entreprises.

Enfin, ce matin, nous avons eu droit aux plus récentes données économiques d’importance avant le possible décrit d’une hausse de taux mercredi prochain. Les chiffres sur l’emploi qui ont été publiés sont, à ma connaissance, « corrects ». Rien d’extraordinaire, mais rien d’alarmant non plus. C’est un peu comme l’actuelle campagne menée par l’Angleterre pendant la Coupe du monde. Possible que tout se réalise la semaine prochaine. Il s’est créé 31 800 emplois contre une prévision de 20 000 emplois. En revanche, le taux de chômage a été 0,2 % plus élevé que prévu (6 % c. 5,8 %). Cela s’explique par le fait que le nombre de chercheurs d’emploi a augmenté, entraînant du coup le taux de chômage à la hausse. La réaction initiale aux chiffres d’emploi semble timide et rien n’indique qu’ils auront une influence sur la décision qui sera prise la semaine prochaine.

Tout cela étant dit, je ne lis pas dans les pensées. Donc, si la Banque du Canada ne majore pas les taux d'intérêt la semaine prochaine et si vous comptez un grand panier de dérivés sur taux d’intérêt dans l’évaluation d’une hausse, demandez-vous pourquoi vous lisez ceci et faites parvenir vos plaintes à :

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Taux d’intérêt

Mon dernier commentaire remonte à il y a deux semaines, alors il serait à propos de récapituler les rendements des principales obligations de référence. L’obligation de 5 ans du gouvernement du Canada affiche actuellement un rendement de 2,06 %, soit seulement environ 1 point de base de moins que son rendement d’une semaine plus tôt. Le rendement de l'obligation de 10 ans est de 2,13 %, par rapport à environ 2,16 % une semaine plus tôt. Pour mettre tout cela en contexte, il y a un an, l’obligation de 5 ans produisait un rendement de 1,47 % et celle de 10 ans, de 1,88 %. Entre-temps, le taux directeur de la Banque du Canada a été majoré à trois reprises, pour une hausse totale de 0,75 %. De toute évidence, les règles du jeu concernant les taux d’intérêt n’ont pas changé au cours de la dernière semaine, bien qu’il soit pertinent de réitérer qu’il n’existe aucune corrélation parfaite entre les rendements des obligations de 5 ans et de 10 ans et les hausses du taux directeur. Au cours de la dernière année, le taux directeur a augmenté de 0,75 %, alors que les rendements des obligations de 5 ans et de 10 ans n’ont augmenté que de +0,59 % et de +0,26 % respectivement. Vous avez intérêt à garder cela en tête si vous cherchez actuellement à contracter des emprunts sur des obligations du GdC ou des OHC.

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Je n’ai jamais suivi de cours en journalisme, mais j’ai un compte Twitter. Je sais donc combien il est important de ne pas balayer un filon sous le tapis. Je ne le ferai pas. La plupart des participants du marché se préparent à ce que la Banque du Canada hausse son taux de 0,25 % mercredi prochain. À l’heure actuelle, le marché (sur la base de swaps de taux d'intérêt à un jour) établit à 87,5 % la probabilité d'une hausse la semaine prochaine. On est encore loin d'une certitude. Cependant, en milieu de semaine dernière, il continuait de régner une certaine incertitude quant à la décision de la Banque. La publication de certaines données économiques a depuis permis de préciser la situation.

Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, a livré un discours sur le sujet mercredi dernier : Soyons clairs : la transparence pour inspirer confiance et être compris. Malgré le titre qui ne pouvait pas être plus clair, le marché n’a pas été du même avis et le discours s’est avéré particulièrement frustrant. Dans son discours, Poloz a expliqué pourquoi de fortes indications prospectives (de la BdC) pourraient nuire aux marchés financiers en cas de données imprévues. Il en ressort néanmoins que le titre du discours semblait être une fausse appellation.

Ce qui était clair est ressorti des chiffres sur le PIB rendus publics vendredi dernier ainsi que de l’enquête sur les perspectives des entreprises, contribuant ainsi à faire d’une hausse de taux d’intérêt une quasi certitude. La croissance mensuelle du PIB a dépassé la prévision consensuelle de 0,1 %, contribuant ainsi à maintenir la croissance annualisée du PIB alignée sur l'estimation de 2,5 % du BdC. L’enquête sur les perspectives des entreprises du 2e trimestre a aussi permis de confirmer que l’économie porte assez bien de l'avis de la BdC pour justifier de nouvelles hausses de taux d'intérêt. Les entreprises sondées rapportaient de solides perspectives de vente, lesquelles étaient soutenues par une forte demande intérieure et internationale. Je dois avouer avoir trouvé ça très surprenant, avant d'apprendre que l'enquête avait été menée par l'imposition de tarifs sur l'acier par les États-Unis le 31 mai dernier. Le rapport indique aussi que les prix des intrants devraient augmenter, tout comme les prévisions d’inflation. Tout cela a contribué à pousser l'indice de l'enquête vers des sommets records, ce qui témoigne du fort optimisme des entreprises.

Enfin, ce matin, nous avons eu droit aux plus récentes données économiques d’importance avant le possible décrit d’une hausse de taux mercredi prochain. Les chiffres sur l’emploi qui ont été publiés sont, à ma connaissance, « corrects ». Rien d’extraordinaire, mais rien d’alarmant non plus. C’est un peu comme l’actuelle campagne menée par l’Angleterre pendant la Coupe du monde. Possible que tout se réalise la semaine prochaine. Il s’est créé 31 800 emplois contre une prévision de 20 000 emplois. En revanche, le taux de chômage a été 0,2 % plus élevé que prévu (6 % c. 5,8 %). Cela s’explique par le fait que le nombre de chercheurs d’emploi a augmenté, entraînant du coup le taux de chômage à la hausse. La réaction initiale aux chiffres d’emploi semble timide et rien n’indique qu’ils auront une influence sur la décision qui sera prise la semaine prochaine.

Tout cela étant dit, je ne lis pas dans les pensées. Donc, si la Banque du Canada ne majore pas les taux d'intérêt la semaine prochaine et si vous comptez un grand panier de dérivés sur taux d’intérêt dans l’évaluation d’une hausse, demandez-vous pourquoi vous lisez ceci et faites parvenir vos plaintes à :

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Taux d’intérêt

Mon dernier commentaire remonte à il y a deux semaines, alors il serait à propos de récapituler les rendements des principales obligations de référence. L’obligation de 5 ans du gouvernement du Canada affiche actuellement un rendement de 2,06 %, soit seulement environ 1 point de base de moins que son rendement d’une semaine plus tôt. Le rendement de l'obligation de 10 ans est de 2,13 %, par rapport à environ 2,16 % une semaine plus tôt. Pour mettre tout cela en contexte, il y a un an, l’obligation de 5 ans produisait un rendement de 1,47 % et celle de 10 ans, de 1,88 %. Entre-temps, le taux directeur de la Banque du Canada a été majoré à trois reprises, pour une hausse totale de 0,75 %. De toute évidence, les règles du jeu concernant les taux d’intérêt n’ont pas changé au cours de la dernière semaine, bien qu’il soit pertinent de réitérer qu’il n’existe aucune corrélation parfaite entre les rendements des obligations de 5 ans et de 10 ans et les hausses du taux directeur. Au cours de la dernière année, le taux directeur a augmenté de 0,75 %, alors que les rendements des obligations de 5 ans et de 10 ans n’ont augmenté que de +0,59 % et de +0,26 % respectivement. Vous avez intérêt à garder cela en tête si vous cherchez actuellement à contracter des emprunts sur des obligations du GdC ou des OHC.

Rencontre de la Banque du Canada la semaine prochaine

Je n’ai jamais suivi de cours en journalisme, mais j’ai un compte Twitter. Je sais donc combien il est important de ne pas balayer un filon sous le tapis. Je ne le ferai pas. La plupart des participants du marché se préparent à ce que la Banque du Canada hausse son taux de 0,25 % mercredi prochain. À l’heure actuelle, le marché (sur la base de swaps de taux d'intérêt à un jour) établit à 87,5 % la probabilité d'une hausse la semaine prochaine. On est encore loin d'une certitude. Cependant, en milieu de semaine dernière, il continuait de régner une certaine incertitude quant à la décision de la Banque. La publication de certaines données économiques a depuis permis de préciser la situation.

Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, a livré un discours sur le sujet mercredi dernier : Soyons clairs : la transparence pour inspirer confiance et être compris. Malgré le titre qui ne pouvait pas être plus clair, le marché n’a pas été du même avis et le discours s’est avéré particulièrement frustrant. Dans son discours, Poloz a expliqué pourquoi de fortes indications prospectives (de la BdC) pourraient nuire aux marchés financiers en cas de données imprévues. Il en ressort néanmoins que le titre du discours semblait être une fausse appellation.

Ce qui était clair est ressorti des chiffres sur le PIB rendus publics vendredi dernier ainsi que de l’enquête sur les perspectives des entreprises, contribuant ainsi à faire d’une hausse de taux d’intérêt une quasi certitude. La croissance mensuelle du PIB a dépassé la prévision consensuelle de 0,1 %, contribuant ainsi à maintenir la croissance annualisée du PIB alignée sur l'estimation de 2,5 % du BdC. L’enquête sur les perspectives des entreprises du 2e trimestre a aussi permis de confirmer que l’économie porte assez bien de l'avis de la BdC pour justifier de nouvelles hausses de taux d'intérêt. Les entreprises sondées rapportaient de solides perspectives de vente, lesquelles étaient soutenues par une forte demande intérieure et internationale. Je dois avouer avoir trouvé ça très surprenant, avant d'apprendre que l'enquête avait été menée par l'imposition de tarifs sur l'acier par les États-Unis le 31 mai dernier. Le rapport indique aussi que les prix des intrants devraient augmenter, tout comme les prévisions d’inflation. Tout cela a contribué à pousser l'indice de l'enquête vers des sommets records, ce qui témoigne du fort optimisme des entreprises.

Enfin, ce matin, nous avons eu droit aux plus récentes données économiques d’importance avant le possible décrit d’une hausse de taux mercredi prochain. Les chiffres sur l’emploi qui ont été publiés sont, à ma connaissance, « corrects ». Rien d’extraordinaire, mais rien d’alarmant non plus. C’est un peu comme l’actuelle campagne menée par l’Angleterre pendant la Coupe du monde. Possible que tout se réalise la semaine prochaine. Il s’est créé 31 800 emplois contre une prévision de 20 000 emplois. En revanche, le taux de chômage a été 0,2 % plus élevé que prévu (6 % c. 5,8 %). Cela s’explique par le fait que le nombre de chercheurs d’emploi a augmenté, entraînant du coup le taux de chômage à la hausse. La réaction initiale aux chiffres d’emploi semble timide et rien n’indique qu’ils auront une influence sur la décision qui sera prise la semaine prochaine.

Tout cela étant dit, je ne lis pas dans les pensées. Donc, si la Banque du Canada ne majore pas les taux d'intérêt la semaine prochaine et si vous comptez un grand panier de dérivés sur taux d’intérêt dans l’évaluation d’une hausse, demandez-vous pourquoi vous lisez ceci et faites parvenir vos plaintes à :

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