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En toute intimité avec Thomas Kim: partie I

  • First National Financial LP

Chez First National, notre groupe des marchés des capitaux a pour mandat de gérer le financement et la titrisation de tous les nouveaux prêts hypothécaires commerciaux et résidentiels initiés ainsi que de protéger notre portefeuille contre les risques liés aux taux d’intérêt. C’est toute une tâche pour la petite équipe de professionnels dirigée par Thomas Kim. Thomas s’est joint à notre équipe en 2012 et a été nommé vice-président et directeur général, Marchés de capitaux en novembre 2018. Afin de mieux comprendre cette importante fonction et l’homme qui l’occupe, nous vous présentons la première partie de notre série En toute intimité.

Thomas, comment se passe le travail au sein du groupe des marchés de capitaux?

Je vous dirais que c’est dynamique et ça évolue continuellement. Notre petite équipe ne compte que cinq personnes et nous sommes tous appelés à porter plusieurs chapeaux. Nous nous occupons de toutes les opérations commerciales de First National – obligations, swaps de taux d’intérêt, titres hypothécaires, pensions. Nous gérons les programmes de titrisation de l’entreprise ainsi que les relations avec des partenaires financiers. Enfin, nous sommes le principal carrefour de renseignements et de conseils pour la plupart des secteurs opérationnels de l’entreprise : administration, souscription, initiations, contentieux, finances et haute direction. Ce n’est pas le genre d’endroit où on peut s’asseoir et attendre pour réagir aux nouveaux problèmes. Nous sommes payés pour maintenir une longueur d’avance. Compte tenu de notre taille et de notre portée opérationnelle, j’ajouterais que nous sommes probablement l’équipe des marchés de capitaux la plus efficace dans l’ensemble du secteur.

Quel est l’aspect le plus important de votre travail?

Gérer différentes échelles temporelles. J’entends par là l’exécution de projets dont l’urgence est immédiate, tout en veillant à ce que les initiatives à moyen terme et à long terme, comme les stratégies de financement, continuent d’avancer pour que nous puissions préparer pour l’avenir. À l’instar de toute entreprise, First National ne peut se développer que si elle dispose des ressources et de la capacité financière nécessaires pour suivre le rythme de cette croissance. Il peut falloir plusieurs mois pour négocier un accord de financement avec un nouveau programme de titrisation ou un investisseur de prêts de gros, car cela requiert une diligence raisonnable, la négociation de contrats, les montages et tarifications de transactions et la répartition des risques. Il est essentiel d’utiliser le temps à bon escient.

Il y a des années, il y avait une publicité ayant pour signature « Quand E.F. Hutton parle, les gens écoutent ». Lorsque vous parlez, qui est à l’écoute et quel type d’information cherchent-ils à obtenir de vous?

À l’externe, nous communiquons avec nos partenaires investisseurs et, en interne, avec tous les secteurs opérationnels de notre entreprise. Les investisseurs veulent savoir ce qui se passe dans notre entreprise et leurs portefeuilles. En interne, nos équipes consultent sur un éventail de sujets, dont le financement. Le financement a une grande influence sur la conception de produits hypothécaires, y compris les critères de souscription, ainsi que sur notre potentiel de croissance. C’est donc un sujet que nous ne prenons aucunement à la légère.

Lorsque vous parlez à des investisseurs ou à d’autres personnes qui œuvrent dans les marchés de capitaux, que cherchez-vous à entendre et qu’espérez-vous apprendre de ce genre d’échanges?

Je suis toujours à l’écoute d’indices sur ce qui se passe dans leurs entreprises respectives et je garde un œil sur toute modification réglementaire en cours qui pourrait avoir une incidence sur eux ou sur First National. Si les taux ou les écarts bougent, je cherche aussi à comprendre pourquoi dans le contexte. Je suis également à l’affût de tout stress dans un secteur des marchés des capitaux qui pourrait nous affecter.

Combien de temps au cours d’une journée moyenne consacrez-vous à la consultation?

Je passe beaucoup de temps à communiquer par téléphone et par courriel et maintenant, vu la pandémie, par Microsoft Teams. Ce matin, j’avais déjà 100 messages dans ma boîte de réception. Donc, la réponse à la question est plus que jamais.

Parlant de la pandémie, les quelques derniers mois ont dû être difficiles.

C’est sûr. La transition au travail à domicile a rendu une période autrement stressante d’autant plus stressante, mais c’est incroyable à mes yeux combien rapidement et sans heurt la transition s’est faite. Le vendredi, nous étions tous dans nos bureaux de Toronto. Le lundi suivant, nous étions tous installés et prêts à travailler depuis nos domiciles respectifs.

Comment la pandémie a-t-elle affecté votre travail?

Il ne fait aucun doute qu’elle a augmenté le nombre d’appels et de courriels ainsi que le dialogue en général. En interne, nous continuons de collaborer, mais tout se fait à distance. L’information continue d’être disséminée très rapidement, mais nous devons tous être très délibérés et disciplinés pour que ça se fasse étant donné que nous ne nous trouvons pas tous dans le même bureau. À l’externe, tout le monde tente de prédire à quoi ressemblera le monde dans trois ou six mois de maintenant. Les prévisionnistes amateurs sont au septième ciel.

Quelle est votre prévision?

J’ai mes propres opinions sur la rapidité avec laquelle l’économie canadienne se redressera, mais je les garde pour moi. Je pense que si vous sondiez l’équipe de direction de First National, vous verriez un large éventail de prévisions et c’est compréhensible étant donné que tout est actuellement très nébuleux.

Quels mots de sagesse avez-vous pour les emprunteurs, les courtiers hypothécaires et les investisseurs en ce moment?

Principalement ceci. Alors que tout le monde vit beaucoup de stress en raison de la COVID-19, il est important de se rappeler que les personnes, les organisations et les marchés sont beaucoup plus résilients que ce qu’on leur attribue dans l’ensemble. Il s’agit simplement de savoir quand reprise il y aura et la forme qu’elle prendra. Sur le plan économique, le gouvernement a imposé le confinement et c’est le gouvernement qui peut nous permettre de procéder au déconfinement. Il suffit d’avoir un plan.

Êtes-vous optimiste quant à l’avenir?

Oui. Je suis généralement plus pessimiste que la moyenne des gens, mais, en ce moment, je suis plus optimiste que beaucoup d’autres gens. C’est juste une intuition, mais je ne pense pas que les choses seront aussi mauvaises sur le plan économique que les pires scénarios présentés.

Dans le contexte actuel d’extrême volatilité, comment se prémunir contre les erreurs d’analyse ou d’interprétation au moment de prendre des décisions?

Il ne s’agit pas d’une entreprise à tête dirigeante unique. Nous échangeons des idées et de l’information en équipe pour arriver à nos positions et pour prendre nos décisions. Cela garantit que nous ne faisons pas d’erreurs évidentes et cela nous donne l’occasion de vérifier la logique de chacun. Nous débattons également de différentes hypothèses et de la manière dont elles peuvent se concrétiser. Presque tout ce que nous faisons nécessite la prise d’une décision et je pense que la collaboration est le meilleur moyen d’éviter les erreurs. En temps normal, si vous vous rendiez dans nos bureaux, vous entendriez une conversation en cours sur les cloisons de nos cubicules, ce qui est une façon extrêmement productive d’échanger des idées.

Quelles sources utilisez-vous pour vous tenir informé et, parmi tous les indicateurs précoces et tardifs que vous suivez, lequel est le plus important?

Je dirais les sources habituelles que les personnes dans ma position utiliseraient pour rester au courant des nouvelles. J’ai un terminal Bloomberg sur mon bureau et surtout, dans des moments comme celui-ci où tout est si chaotique, c’est agréable de l’avoir ainsi que l’accès à des recherches synthétisées de divers courtiers en valeurs mobilières. Je suis également les données de Statistique Canada, en particulier celles sur l’emploi. Pas seulement les chiffres des gros titres, mais les détails sous-jacents pour avoir une vision nuancée de ce qui se passe. Les arriérés hypothécaires varient selon les taux d’emploi, et l’emploi est donc un indicateur clé pour nous.

La First National continue de prêter pendant la pandémie. Dans quelle mesure vous a-t-il été difficile de maintenir en place votre modèle de financement?

Pas difficile, en fait, je dirais que pour l’essentiel, les affaires se déroulent normalement. First National a toujours eu une grande diversification de ses sources de financement, car, là encore, une partie de notre mandat consiste à toujours garder une longueur d’avance sur la croissance. L’attention constante que nous portons à l’expansion et à la diversification a vraiment porté ses fruits. N’oubliez pas non plus que, pour la plupart, First National finance des prêts hypothécaires de première qualité et que, dans n’importe quel marché, ce sont des actifs très intéressants à posséder.

First National a décrit le fait de devenir un émetteur de titres hypothécaires comme un élément déterminant au sortir de la crise financière de 2009. Les titres hypothécaires font-ils toujours partie de vos capacités de financement et sont-ils demeurés viables pendant cette crise?

Absolument, nous demeurons un émetteur actif. Nous avons un encours de près de 27 milliards de dollars et les titres hypothécaires demeurent bien cotés même en ces temps de crise. En effet, les investisseurs sont toujours intéressés par des actifs liquides de haute qualité et, au bout du compte, ces actifs sont entièrement garantis et bénéficient de deux niveaux de garantie de la part d’un État souverain coté « AAA ».

Pendant la crise financière, le marché des titres hypothécaires commerciaux s’est évaporé. Nous avons vu la même chose se produire au cours des derniers mois. Que faudra-t-il pour remettre ce marché sur pied?

Il s’agit avant tout de répondre à la demande des investisseurs et de faire en sorte qu’ils se sentent à nouveau à l’aise avec le produit. Le marché tente de redémarrer, mais un émetteur ne fait pas un marché à lui seul et, pour l’instant, seule la Banque Royale émet des TACHC.

Bien que vous soyez arrivé à First National après la crise financière, en avez-vous tiré des enseignements qui pourraient s’avérer pertinents aujourd’hui et, si oui, lesquels?

Il n’y a probablement rien que je voudrais répéter publiquement, sauf pour dire que si vous avez grandi dans une crise de liquidité, tout ce qui suit ressemble à une crise de liquidité. Il n’y a pas deux situations économiques identiques et il est nécessaire de mettre de côté l’ancienne optique et de regarder la nouvelle situation pour ce qu’elle est.

Aujourd’hui, on qualifie charitablement l’environnement d’« à risque ». Est-ce ainsi que vous voyez les choses?

Cela dépend des jours. Les conditions semblaient assez sombres à la fin du mois de mars, mais elles le sont moins maintenant. Les conditions du marché ne sont pas encore normales, mais chaque semaine s’annonce meilleure que la semaine précédente.

Dans la deuxième partie de notre série En toute intimité, Thomas nous parle de sa carrière et de ce qu’il souhaite accomplir. Entre-temps, vous pouvez toujours en savoir plus sur ce que pense Thomas en lisant ses commentaires périodiques sur le marché. 

En toute intimité avec Thomas Kim: partie I

  • First National Financial LP

Chez First National, notre groupe des marchés des capitaux a pour mandat de gérer le financement et la titrisation de tous les nouveaux prêts hypothécaires commerciaux et résidentiels initiés ainsi que de protéger notre portefeuille contre les risques liés aux taux d’intérêt. C’est toute une tâche pour la petite équipe de professionnels dirigée par Thomas Kim. Thomas s’est joint à notre équipe en 2012 et a été nommé vice-président et directeur général, Marchés de capitaux en novembre 2018. Afin de mieux comprendre cette importante fonction et l’homme qui l’occupe, nous vous présentons la première partie de notre série En toute intimité.

Thomas, comment se passe le travail au sein du groupe des marchés de capitaux?

Je vous dirais que c’est dynamique et ça évolue continuellement. Notre petite équipe ne compte que cinq personnes et nous sommes tous appelés à porter plusieurs chapeaux. Nous nous occupons de toutes les opérations commerciales de First National – obligations, swaps de taux d’intérêt, titres hypothécaires, pensions. Nous gérons les programmes de titrisation de l’entreprise ainsi que les relations avec des partenaires financiers. Enfin, nous sommes le principal carrefour de renseignements et de conseils pour la plupart des secteurs opérationnels de l’entreprise : administration, souscription, initiations, contentieux, finances et haute direction. Ce n’est pas le genre d’endroit où on peut s’asseoir et attendre pour réagir aux nouveaux problèmes. Nous sommes payés pour maintenir une longueur d’avance. Compte tenu de notre taille et de notre portée opérationnelle, j’ajouterais que nous sommes probablement l’équipe des marchés de capitaux la plus efficace dans l’ensemble du secteur.

Quel est l’aspect le plus important de votre travail?

Gérer différentes échelles temporelles. J’entends par là l’exécution de projets dont l’urgence est immédiate, tout en veillant à ce que les initiatives à moyen terme et à long terme, comme les stratégies de financement, continuent d’avancer pour que nous puissions préparer pour l’avenir. À l’instar de toute entreprise, First National ne peut se développer que si elle dispose des ressources et de la capacité financière nécessaires pour suivre le rythme de cette croissance. Il peut falloir plusieurs mois pour négocier un accord de financement avec un nouveau programme de titrisation ou un investisseur de prêts de gros, car cela requiert une diligence raisonnable, la négociation de contrats, les montages et tarifications de transactions et la répartition des risques. Il est essentiel d’utiliser le temps à bon escient.

Il y a des années, il y avait une publicité ayant pour signature « Quand E.F. Hutton parle, les gens écoutent ». Lorsque vous parlez, qui est à l’écoute et quel type d’information cherchent-ils à obtenir de vous?

À l’externe, nous communiquons avec nos partenaires investisseurs et, en interne, avec tous les secteurs opérationnels de notre entreprise. Les investisseurs veulent savoir ce qui se passe dans notre entreprise et leurs portefeuilles. En interne, nos équipes consultent sur un éventail de sujets, dont le financement. Le financement a une grande influence sur la conception de produits hypothécaires, y compris les critères de souscription, ainsi que sur notre potentiel de croissance. C’est donc un sujet que nous ne prenons aucunement à la légère.

Lorsque vous parlez à des investisseurs ou à d’autres personnes qui œuvrent dans les marchés de capitaux, que cherchez-vous à entendre et qu’espérez-vous apprendre de ce genre d’échanges?

Je suis toujours à l’écoute d’indices sur ce qui se passe dans leurs entreprises respectives et je garde un œil sur toute modification réglementaire en cours qui pourrait avoir une incidence sur eux ou sur First National. Si les taux ou les écarts bougent, je cherche aussi à comprendre pourquoi dans le contexte. Je suis également à l’affût de tout stress dans un secteur des marchés des capitaux qui pourrait nous affecter.

Combien de temps au cours d’une journée moyenne consacrez-vous à la consultation?

Je passe beaucoup de temps à communiquer par téléphone et par courriel et maintenant, vu la pandémie, par Microsoft Teams. Ce matin, j’avais déjà 100 messages dans ma boîte de réception. Donc, la réponse à la question est plus que jamais.

Parlant de la pandémie, les quelques derniers mois ont dû être difficiles.

C’est sûr. La transition au travail à domicile a rendu une période autrement stressante d’autant plus stressante, mais c’est incroyable à mes yeux combien rapidement et sans heurt la transition s’est faite. Le vendredi, nous étions tous dans nos bureaux de Toronto. Le lundi suivant, nous étions tous installés et prêts à travailler depuis nos domiciles respectifs.

Comment la pandémie a-t-elle affecté votre travail?

Il ne fait aucun doute qu’elle a augmenté le nombre d’appels et de courriels ainsi que le dialogue en général. En interne, nous continuons de collaborer, mais tout se fait à distance. L’information continue d’être disséminée très rapidement, mais nous devons tous être très délibérés et disciplinés pour que ça se fasse étant donné que nous ne nous trouvons pas tous dans le même bureau. À l’externe, tout le monde tente de prédire à quoi ressemblera le monde dans trois ou six mois de maintenant. Les prévisionnistes amateurs sont au septième ciel.

Quelle est votre prévision?

J’ai mes propres opinions sur la rapidité avec laquelle l’économie canadienne se redressera, mais je les garde pour moi. Je pense que si vous sondiez l’équipe de direction de First National, vous verriez un large éventail de prévisions et c’est compréhensible étant donné que tout est actuellement très nébuleux.

Quels mots de sagesse avez-vous pour les emprunteurs, les courtiers hypothécaires et les investisseurs en ce moment?

Principalement ceci. Alors que tout le monde vit beaucoup de stress en raison de la COVID-19, il est important de se rappeler que les personnes, les organisations et les marchés sont beaucoup plus résilients que ce qu’on leur attribue dans l’ensemble. Il s’agit simplement de savoir quand reprise il y aura et la forme qu’elle prendra. Sur le plan économique, le gouvernement a imposé le confinement et c’est le gouvernement qui peut nous permettre de procéder au déconfinement. Il suffit d’avoir un plan.

Êtes-vous optimiste quant à l’avenir?

Oui. Je suis généralement plus pessimiste que la moyenne des gens, mais, en ce moment, je suis plus optimiste que beaucoup d’autres gens. C’est juste une intuition, mais je ne pense pas que les choses seront aussi mauvaises sur le plan économique que les pires scénarios présentés.

Dans le contexte actuel d’extrême volatilité, comment se prémunir contre les erreurs d’analyse ou d’interprétation au moment de prendre des décisions?

Il ne s’agit pas d’une entreprise à tête dirigeante unique. Nous échangeons des idées et de l’information en équipe pour arriver à nos positions et pour prendre nos décisions. Cela garantit que nous ne faisons pas d’erreurs évidentes et cela nous donne l’occasion de vérifier la logique de chacun. Nous débattons également de différentes hypothèses et de la manière dont elles peuvent se concrétiser. Presque tout ce que nous faisons nécessite la prise d’une décision et je pense que la collaboration est le meilleur moyen d’éviter les erreurs. En temps normal, si vous vous rendiez dans nos bureaux, vous entendriez une conversation en cours sur les cloisons de nos cubicules, ce qui est une façon extrêmement productive d’échanger des idées.

Quelles sources utilisez-vous pour vous tenir informé et, parmi tous les indicateurs précoces et tardifs que vous suivez, lequel est le plus important?

Je dirais les sources habituelles que les personnes dans ma position utiliseraient pour rester au courant des nouvelles. J’ai un terminal Bloomberg sur mon bureau et surtout, dans des moments comme celui-ci où tout est si chaotique, c’est agréable de l’avoir ainsi que l’accès à des recherches synthétisées de divers courtiers en valeurs mobilières. Je suis également les données de Statistique Canada, en particulier celles sur l’emploi. Pas seulement les chiffres des gros titres, mais les détails sous-jacents pour avoir une vision nuancée de ce qui se passe. Les arriérés hypothécaires varient selon les taux d’emploi, et l’emploi est donc un indicateur clé pour nous.

La First National continue de prêter pendant la pandémie. Dans quelle mesure vous a-t-il été difficile de maintenir en place votre modèle de financement?

Pas difficile, en fait, je dirais que pour l’essentiel, les affaires se déroulent normalement. First National a toujours eu une grande diversification de ses sources de financement, car, là encore, une partie de notre mandat consiste à toujours garder une longueur d’avance sur la croissance. L’attention constante que nous portons à l’expansion et à la diversification a vraiment porté ses fruits. N’oubliez pas non plus que, pour la plupart, First National finance des prêts hypothécaires de première qualité et que, dans n’importe quel marché, ce sont des actifs très intéressants à posséder.

First National a décrit le fait de devenir un émetteur de titres hypothécaires comme un élément déterminant au sortir de la crise financière de 2009. Les titres hypothécaires font-ils toujours partie de vos capacités de financement et sont-ils demeurés viables pendant cette crise?

Absolument, nous demeurons un émetteur actif. Nous avons un encours de près de 27 milliards de dollars et les titres hypothécaires demeurent bien cotés même en ces temps de crise. En effet, les investisseurs sont toujours intéressés par des actifs liquides de haute qualité et, au bout du compte, ces actifs sont entièrement garantis et bénéficient de deux niveaux de garantie de la part d’un État souverain coté « AAA ».

Pendant la crise financière, le marché des titres hypothécaires commerciaux s’est évaporé. Nous avons vu la même chose se produire au cours des derniers mois. Que faudra-t-il pour remettre ce marché sur pied?

Il s’agit avant tout de répondre à la demande des investisseurs et de faire en sorte qu’ils se sentent à nouveau à l’aise avec le produit. Le marché tente de redémarrer, mais un émetteur ne fait pas un marché à lui seul et, pour l’instant, seule la Banque Royale émet des TACHC.

Bien que vous soyez arrivé à First National après la crise financière, en avez-vous tiré des enseignements qui pourraient s’avérer pertinents aujourd’hui et, si oui, lesquels?

Il n’y a probablement rien que je voudrais répéter publiquement, sauf pour dire que si vous avez grandi dans une crise de liquidité, tout ce qui suit ressemble à une crise de liquidité. Il n’y a pas deux situations économiques identiques et il est nécessaire de mettre de côté l’ancienne optique et de regarder la nouvelle situation pour ce qu’elle est.

Aujourd’hui, on qualifie charitablement l’environnement d’« à risque ». Est-ce ainsi que vous voyez les choses?

Cela dépend des jours. Les conditions semblaient assez sombres à la fin du mois de mars, mais elles le sont moins maintenant. Les conditions du marché ne sont pas encore normales, mais chaque semaine s’annonce meilleure que la semaine précédente.

Dans la deuxième partie de notre série En toute intimité, Thomas nous parle de sa carrière et de ce qu’il souhaite accomplir. Entre-temps, vous pouvez toujours en savoir plus sur ce que pense Thomas en lisant ses commentaires périodiques sur le marché. 

En toute intimité avec Thomas Kim: partie I

  • First National Financial LP

Chez First National, notre groupe des marchés des capitaux a pour mandat de gérer le financement et la titrisation de tous les nouveaux prêts hypothécaires commerciaux et résidentiels initiés ainsi que de protéger notre portefeuille contre les risques liés aux taux d’intérêt. C’est toute une tâche pour la petite équipe de professionnels dirigée par Thomas Kim. Thomas s’est joint à notre équipe en 2012 et a été nommé vice-président et directeur général, Marchés de capitaux en novembre 2018. Afin de mieux comprendre cette importante fonction et l’homme qui l’occupe, nous vous présentons la première partie de notre série En toute intimité.

Thomas, comment se passe le travail au sein du groupe des marchés de capitaux?

Je vous dirais que c’est dynamique et ça évolue continuellement. Notre petite équipe ne compte que cinq personnes et nous sommes tous appelés à porter plusieurs chapeaux. Nous nous occupons de toutes les opérations commerciales de First National – obligations, swaps de taux d’intérêt, titres hypothécaires, pensions. Nous gérons les programmes de titrisation de l’entreprise ainsi que les relations avec des partenaires financiers. Enfin, nous sommes le principal carrefour de renseignements et de conseils pour la plupart des secteurs opérationnels de l’entreprise : administration, souscription, initiations, contentieux, finances et haute direction. Ce n’est pas le genre d’endroit où on peut s’asseoir et attendre pour réagir aux nouveaux problèmes. Nous sommes payés pour maintenir une longueur d’avance. Compte tenu de notre taille et de notre portée opérationnelle, j’ajouterais que nous sommes probablement l’équipe des marchés de capitaux la plus efficace dans l’ensemble du secteur.

Quel est l’aspect le plus important de votre travail?

Gérer différentes échelles temporelles. J’entends par là l’exécution de projets dont l’urgence est immédiate, tout en veillant à ce que les initiatives à moyen terme et à long terme, comme les stratégies de financement, continuent d’avancer pour que nous puissions préparer pour l’avenir. À l’instar de toute entreprise, First National ne peut se développer que si elle dispose des ressources et de la capacité financière nécessaires pour suivre le rythme de cette croissance. Il peut falloir plusieurs mois pour négocier un accord de financement avec un nouveau programme de titrisation ou un investisseur de prêts de gros, car cela requiert une diligence raisonnable, la négociation de contrats, les montages et tarifications de transactions et la répartition des risques. Il est essentiel d’utiliser le temps à bon escient.

Il y a des années, il y avait une publicité ayant pour signature « Quand E.F. Hutton parle, les gens écoutent ». Lorsque vous parlez, qui est à l’écoute et quel type d’information cherchent-ils à obtenir de vous?

À l’externe, nous communiquons avec nos partenaires investisseurs et, en interne, avec tous les secteurs opérationnels de notre entreprise. Les investisseurs veulent savoir ce qui se passe dans notre entreprise et leurs portefeuilles. En interne, nos équipes consultent sur un éventail de sujets, dont le financement. Le financement a une grande influence sur la conception de produits hypothécaires, y compris les critères de souscription, ainsi que sur notre potentiel de croissance. C’est donc un sujet que nous ne prenons aucunement à la légère.

Lorsque vous parlez à des investisseurs ou à d’autres personnes qui œuvrent dans les marchés de capitaux, que cherchez-vous à entendre et qu’espérez-vous apprendre de ce genre d’échanges?

Je suis toujours à l’écoute d’indices sur ce qui se passe dans leurs entreprises respectives et je garde un œil sur toute modification réglementaire en cours qui pourrait avoir une incidence sur eux ou sur First National. Si les taux ou les écarts bougent, je cherche aussi à comprendre pourquoi dans le contexte. Je suis également à l’affût de tout stress dans un secteur des marchés des capitaux qui pourrait nous affecter.

Combien de temps au cours d’une journée moyenne consacrez-vous à la consultation?

Je passe beaucoup de temps à communiquer par téléphone et par courriel et maintenant, vu la pandémie, par Microsoft Teams. Ce matin, j’avais déjà 100 messages dans ma boîte de réception. Donc, la réponse à la question est plus que jamais.

Parlant de la pandémie, les quelques derniers mois ont dû être difficiles.

C’est sûr. La transition au travail à domicile a rendu une période autrement stressante d’autant plus stressante, mais c’est incroyable à mes yeux combien rapidement et sans heurt la transition s’est faite. Le vendredi, nous étions tous dans nos bureaux de Toronto. Le lundi suivant, nous étions tous installés et prêts à travailler depuis nos domiciles respectifs.

Comment la pandémie a-t-elle affecté votre travail?

Il ne fait aucun doute qu’elle a augmenté le nombre d’appels et de courriels ainsi que le dialogue en général. En interne, nous continuons de collaborer, mais tout se fait à distance. L’information continue d’être disséminée très rapidement, mais nous devons tous être très délibérés et disciplinés pour que ça se fasse étant donné que nous ne nous trouvons pas tous dans le même bureau. À l’externe, tout le monde tente de prédire à quoi ressemblera le monde dans trois ou six mois de maintenant. Les prévisionnistes amateurs sont au septième ciel.

Quelle est votre prévision?

J’ai mes propres opinions sur la rapidité avec laquelle l’économie canadienne se redressera, mais je les garde pour moi. Je pense que si vous sondiez l’équipe de direction de First National, vous verriez un large éventail de prévisions et c’est compréhensible étant donné que tout est actuellement très nébuleux.

Quels mots de sagesse avez-vous pour les emprunteurs, les courtiers hypothécaires et les investisseurs en ce moment?

Principalement ceci. Alors que tout le monde vit beaucoup de stress en raison de la COVID-19, il est important de se rappeler que les personnes, les organisations et les marchés sont beaucoup plus résilients que ce qu’on leur attribue dans l’ensemble. Il s’agit simplement de savoir quand reprise il y aura et la forme qu’elle prendra. Sur le plan économique, le gouvernement a imposé le confinement et c’est le gouvernement qui peut nous permettre de procéder au déconfinement. Il suffit d’avoir un plan.

Êtes-vous optimiste quant à l’avenir?

Oui. Je suis généralement plus pessimiste que la moyenne des gens, mais, en ce moment, je suis plus optimiste que beaucoup d’autres gens. C’est juste une intuition, mais je ne pense pas que les choses seront aussi mauvaises sur le plan économique que les pires scénarios présentés.

Dans le contexte actuel d’extrême volatilité, comment se prémunir contre les erreurs d’analyse ou d’interprétation au moment de prendre des décisions?

Il ne s’agit pas d’une entreprise à tête dirigeante unique. Nous échangeons des idées et de l’information en équipe pour arriver à nos positions et pour prendre nos décisions. Cela garantit que nous ne faisons pas d’erreurs évidentes et cela nous donne l’occasion de vérifier la logique de chacun. Nous débattons également de différentes hypothèses et de la manière dont elles peuvent se concrétiser. Presque tout ce que nous faisons nécessite la prise d’une décision et je pense que la collaboration est le meilleur moyen d’éviter les erreurs. En temps normal, si vous vous rendiez dans nos bureaux, vous entendriez une conversation en cours sur les cloisons de nos cubicules, ce qui est une façon extrêmement productive d’échanger des idées.

Quelles sources utilisez-vous pour vous tenir informé et, parmi tous les indicateurs précoces et tardifs que vous suivez, lequel est le plus important?

Je dirais les sources habituelles que les personnes dans ma position utiliseraient pour rester au courant des nouvelles. J’ai un terminal Bloomberg sur mon bureau et surtout, dans des moments comme celui-ci où tout est si chaotique, c’est agréable de l’avoir ainsi que l’accès à des recherches synthétisées de divers courtiers en valeurs mobilières. Je suis également les données de Statistique Canada, en particulier celles sur l’emploi. Pas seulement les chiffres des gros titres, mais les détails sous-jacents pour avoir une vision nuancée de ce qui se passe. Les arriérés hypothécaires varient selon les taux d’emploi, et l’emploi est donc un indicateur clé pour nous.

La First National continue de prêter pendant la pandémie. Dans quelle mesure vous a-t-il été difficile de maintenir en place votre modèle de financement?

Pas difficile, en fait, je dirais que pour l’essentiel, les affaires se déroulent normalement. First National a toujours eu une grande diversification de ses sources de financement, car, là encore, une partie de notre mandat consiste à toujours garder une longueur d’avance sur la croissance. L’attention constante que nous portons à l’expansion et à la diversification a vraiment porté ses fruits. N’oubliez pas non plus que, pour la plupart, First National finance des prêts hypothécaires de première qualité et que, dans n’importe quel marché, ce sont des actifs très intéressants à posséder.

First National a décrit le fait de devenir un émetteur de titres hypothécaires comme un élément déterminant au sortir de la crise financière de 2009. Les titres hypothécaires font-ils toujours partie de vos capacités de financement et sont-ils demeurés viables pendant cette crise?

Absolument, nous demeurons un émetteur actif. Nous avons un encours de près de 27 milliards de dollars et les titres hypothécaires demeurent bien cotés même en ces temps de crise. En effet, les investisseurs sont toujours intéressés par des actifs liquides de haute qualité et, au bout du compte, ces actifs sont entièrement garantis et bénéficient de deux niveaux de garantie de la part d’un État souverain coté « AAA ».

Pendant la crise financière, le marché des titres hypothécaires commerciaux s’est évaporé. Nous avons vu la même chose se produire au cours des derniers mois. Que faudra-t-il pour remettre ce marché sur pied?

Il s’agit avant tout de répondre à la demande des investisseurs et de faire en sorte qu’ils se sentent à nouveau à l’aise avec le produit. Le marché tente de redémarrer, mais un émetteur ne fait pas un marché à lui seul et, pour l’instant, seule la Banque Royale émet des TACHC.

Bien que vous soyez arrivé à First National après la crise financière, en avez-vous tiré des enseignements qui pourraient s’avérer pertinents aujourd’hui et, si oui, lesquels?

Il n’y a probablement rien que je voudrais répéter publiquement, sauf pour dire que si vous avez grandi dans une crise de liquidité, tout ce qui suit ressemble à une crise de liquidité. Il n’y a pas deux situations économiques identiques et il est nécessaire de mettre de côté l’ancienne optique et de regarder la nouvelle situation pour ce qu’elle est.

Aujourd’hui, on qualifie charitablement l’environnement d’« à risque ». Est-ce ainsi que vous voyez les choses?

Cela dépend des jours. Les conditions semblaient assez sombres à la fin du mois de mars, mais elles le sont moins maintenant. Les conditions du marché ne sont pas encore normales, mais chaque semaine s’annonce meilleure que la semaine précédente.

Dans la deuxième partie de notre série En toute intimité, Thomas nous parle de sa carrière et de ce qu’il souhaite accomplir. Entre-temps, vous pouvez toujours en savoir plus sur ce que pense Thomas en lisant ses commentaires périodiques sur le marché. 

En toute intimité avec Thomas Kim: partie I

  • First National Financial LP

Chez First National, notre groupe des marchés des capitaux a pour mandat de gérer le financement et la titrisation de tous les nouveaux prêts hypothécaires commerciaux et résidentiels initiés ainsi que de protéger notre portefeuille contre les risques liés aux taux d’intérêt. C’est toute une tâche pour la petite équipe de professionnels dirigée par Thomas Kim. Thomas s’est joint à notre équipe en 2012 et a été nommé vice-président et directeur général, Marchés de capitaux en novembre 2018. Afin de mieux comprendre cette importante fonction et l’homme qui l’occupe, nous vous présentons la première partie de notre série En toute intimité.

Thomas, comment se passe le travail au sein du groupe des marchés de capitaux?

Je vous dirais que c’est dynamique et ça évolue continuellement. Notre petite équipe ne compte que cinq personnes et nous sommes tous appelés à porter plusieurs chapeaux. Nous nous occupons de toutes les opérations commerciales de First National – obligations, swaps de taux d’intérêt, titres hypothécaires, pensions. Nous gérons les programmes de titrisation de l’entreprise ainsi que les relations avec des partenaires financiers. Enfin, nous sommes le principal carrefour de renseignements et de conseils pour la plupart des secteurs opérationnels de l’entreprise : administration, souscription, initiations, contentieux, finances et haute direction. Ce n’est pas le genre d’endroit où on peut s’asseoir et attendre pour réagir aux nouveaux problèmes. Nous sommes payés pour maintenir une longueur d’avance. Compte tenu de notre taille et de notre portée opérationnelle, j’ajouterais que nous sommes probablement l’équipe des marchés de capitaux la plus efficace dans l’ensemble du secteur.

Quel est l’aspect le plus important de votre travail?

Gérer différentes échelles temporelles. J’entends par là l’exécution de projets dont l’urgence est immédiate, tout en veillant à ce que les initiatives à moyen terme et à long terme, comme les stratégies de financement, continuent d’avancer pour que nous puissions préparer pour l’avenir. À l’instar de toute entreprise, First National ne peut se développer que si elle dispose des ressources et de la capacité financière nécessaires pour suivre le rythme de cette croissance. Il peut falloir plusieurs mois pour négocier un accord de financement avec un nouveau programme de titrisation ou un investisseur de prêts de gros, car cela requiert une diligence raisonnable, la négociation de contrats, les montages et tarifications de transactions et la répartition des risques. Il est essentiel d’utiliser le temps à bon escient.

Il y a des années, il y avait une publicité ayant pour signature « Quand E.F. Hutton parle, les gens écoutent ». Lorsque vous parlez, qui est à l’écoute et quel type d’information cherchent-ils à obtenir de vous?

À l’externe, nous communiquons avec nos partenaires investisseurs et, en interne, avec tous les secteurs opérationnels de notre entreprise. Les investisseurs veulent savoir ce qui se passe dans notre entreprise et leurs portefeuilles. En interne, nos équipes consultent sur un éventail de sujets, dont le financement. Le financement a une grande influence sur la conception de produits hypothécaires, y compris les critères de souscription, ainsi que sur notre potentiel de croissance. C’est donc un sujet que nous ne prenons aucunement à la légère.

Lorsque vous parlez à des investisseurs ou à d’autres personnes qui œuvrent dans les marchés de capitaux, que cherchez-vous à entendre et qu’espérez-vous apprendre de ce genre d’échanges?

Je suis toujours à l’écoute d’indices sur ce qui se passe dans leurs entreprises respectives et je garde un œil sur toute modification réglementaire en cours qui pourrait avoir une incidence sur eux ou sur First National. Si les taux ou les écarts bougent, je cherche aussi à comprendre pourquoi dans le contexte. Je suis également à l’affût de tout stress dans un secteur des marchés des capitaux qui pourrait nous affecter.

Combien de temps au cours d’une journée moyenne consacrez-vous à la consultation?

Je passe beaucoup de temps à communiquer par téléphone et par courriel et maintenant, vu la pandémie, par Microsoft Teams. Ce matin, j’avais déjà 100 messages dans ma boîte de réception. Donc, la réponse à la question est plus que jamais.

Parlant de la pandémie, les quelques derniers mois ont dû être difficiles.

C’est sûr. La transition au travail à domicile a rendu une période autrement stressante d’autant plus stressante, mais c’est incroyable à mes yeux combien rapidement et sans heurt la transition s’est faite. Le vendredi, nous étions tous dans nos bureaux de Toronto. Le lundi suivant, nous étions tous installés et prêts à travailler depuis nos domiciles respectifs.

Comment la pandémie a-t-elle affecté votre travail?

Il ne fait aucun doute qu’elle a augmenté le nombre d’appels et de courriels ainsi que le dialogue en général. En interne, nous continuons de collaborer, mais tout se fait à distance. L’information continue d’être disséminée très rapidement, mais nous devons tous être très délibérés et disciplinés pour que ça se fasse étant donné que nous ne nous trouvons pas tous dans le même bureau. À l’externe, tout le monde tente de prédire à quoi ressemblera le monde dans trois ou six mois de maintenant. Les prévisionnistes amateurs sont au septième ciel.

Quelle est votre prévision?

J’ai mes propres opinions sur la rapidité avec laquelle l’économie canadienne se redressera, mais je les garde pour moi. Je pense que si vous sondiez l’équipe de direction de First National, vous verriez un large éventail de prévisions et c’est compréhensible étant donné que tout est actuellement très nébuleux.

Quels mots de sagesse avez-vous pour les emprunteurs, les courtiers hypothécaires et les investisseurs en ce moment?

Principalement ceci. Alors que tout le monde vit beaucoup de stress en raison de la COVID-19, il est important de se rappeler que les personnes, les organisations et les marchés sont beaucoup plus résilients que ce qu’on leur attribue dans l’ensemble. Il s’agit simplement de savoir quand reprise il y aura et la forme qu’elle prendra. Sur le plan économique, le gouvernement a imposé le confinement et c’est le gouvernement qui peut nous permettre de procéder au déconfinement. Il suffit d’avoir un plan.

Êtes-vous optimiste quant à l’avenir?

Oui. Je suis généralement plus pessimiste que la moyenne des gens, mais, en ce moment, je suis plus optimiste que beaucoup d’autres gens. C’est juste une intuition, mais je ne pense pas que les choses seront aussi mauvaises sur le plan économique que les pires scénarios présentés.

Dans le contexte actuel d’extrême volatilité, comment se prémunir contre les erreurs d’analyse ou d’interprétation au moment de prendre des décisions?

Il ne s’agit pas d’une entreprise à tête dirigeante unique. Nous échangeons des idées et de l’information en équipe pour arriver à nos positions et pour prendre nos décisions. Cela garantit que nous ne faisons pas d’erreurs évidentes et cela nous donne l’occasion de vérifier la logique de chacun. Nous débattons également de différentes hypothèses et de la manière dont elles peuvent se concrétiser. Presque tout ce que nous faisons nécessite la prise d’une décision et je pense que la collaboration est le meilleur moyen d’éviter les erreurs. En temps normal, si vous vous rendiez dans nos bureaux, vous entendriez une conversation en cours sur les cloisons de nos cubicules, ce qui est une façon extrêmement productive d’échanger des idées.

Quelles sources utilisez-vous pour vous tenir informé et, parmi tous les indicateurs précoces et tardifs que vous suivez, lequel est le plus important?

Je dirais les sources habituelles que les personnes dans ma position utiliseraient pour rester au courant des nouvelles. J’ai un terminal Bloomberg sur mon bureau et surtout, dans des moments comme celui-ci où tout est si chaotique, c’est agréable de l’avoir ainsi que l’accès à des recherches synthétisées de divers courtiers en valeurs mobilières. Je suis également les données de Statistique Canada, en particulier celles sur l’emploi. Pas seulement les chiffres des gros titres, mais les détails sous-jacents pour avoir une vision nuancée de ce qui se passe. Les arriérés hypothécaires varient selon les taux d’emploi, et l’emploi est donc un indicateur clé pour nous.

La First National continue de prêter pendant la pandémie. Dans quelle mesure vous a-t-il été difficile de maintenir en place votre modèle de financement?

Pas difficile, en fait, je dirais que pour l’essentiel, les affaires se déroulent normalement. First National a toujours eu une grande diversification de ses sources de financement, car, là encore, une partie de notre mandat consiste à toujours garder une longueur d’avance sur la croissance. L’attention constante que nous portons à l’expansion et à la diversification a vraiment porté ses fruits. N’oubliez pas non plus que, pour la plupart, First National finance des prêts hypothécaires de première qualité et que, dans n’importe quel marché, ce sont des actifs très intéressants à posséder.

First National a décrit le fait de devenir un émetteur de titres hypothécaires comme un élément déterminant au sortir de la crise financière de 2009. Les titres hypothécaires font-ils toujours partie de vos capacités de financement et sont-ils demeurés viables pendant cette crise?

Absolument, nous demeurons un émetteur actif. Nous avons un encours de près de 27 milliards de dollars et les titres hypothécaires demeurent bien cotés même en ces temps de crise. En effet, les investisseurs sont toujours intéressés par des actifs liquides de haute qualité et, au bout du compte, ces actifs sont entièrement garantis et bénéficient de deux niveaux de garantie de la part d’un État souverain coté « AAA ».

Pendant la crise financière, le marché des titres hypothécaires commerciaux s’est évaporé. Nous avons vu la même chose se produire au cours des derniers mois. Que faudra-t-il pour remettre ce marché sur pied?

Il s’agit avant tout de répondre à la demande des investisseurs et de faire en sorte qu’ils se sentent à nouveau à l’aise avec le produit. Le marché tente de redémarrer, mais un émetteur ne fait pas un marché à lui seul et, pour l’instant, seule la Banque Royale émet des TACHC.

Bien que vous soyez arrivé à First National après la crise financière, en avez-vous tiré des enseignements qui pourraient s’avérer pertinents aujourd’hui et, si oui, lesquels?

Il n’y a probablement rien que je voudrais répéter publiquement, sauf pour dire que si vous avez grandi dans une crise de liquidité, tout ce qui suit ressemble à une crise de liquidité. Il n’y a pas deux situations économiques identiques et il est nécessaire de mettre de côté l’ancienne optique et de regarder la nouvelle situation pour ce qu’elle est.

Aujourd’hui, on qualifie charitablement l’environnement d’« à risque ». Est-ce ainsi que vous voyez les choses?

Cela dépend des jours. Les conditions semblaient assez sombres à la fin du mois de mars, mais elles le sont moins maintenant. Les conditions du marché ne sont pas encore normales, mais chaque semaine s’annonce meilleure que la semaine précédente.

Dans la deuxième partie de notre série En toute intimité, Thomas nous parle de sa carrière et de ce qu’il souhaite accomplir. Entre-temps, vous pouvez toujours en savoir plus sur ce que pense Thomas en lisant ses commentaires périodiques sur le marché. 

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