Commentaire sur le financement hypothècaire résidentiel - semaine du 5 août  2025

  • Financière First National SEC
L’économie canadienne continue de faire douter les décideurs de la Banque du Canada. Les droits de douane américains restent le principal facteur de ce dilemme, et c’est un casse-tête qui vient de se compliquer encore davantage.

Depuis le 1er août, les États-Unis imposent des droits de douane encore plus élevés sur les produits canadiens importés, les faisant passer de 25 % à 35 %, à l’exception des produits qui en sont exemptés en vertu de l’ACEUM. Il reste à voir comment cela se traduira, mais tout ralentissement économique, toute inflation ou tout chômage attribuable à la hausse sera pris(e) en compte par la BdC dans sa décision sur son taux directeur.

Entre-temps, la Banque surveille une économie canadienne qui, jusqu’à présent, a remarquablement résisté aux bouleversements tarifaires.

La Banque du Canada a une nouvelle fois maintenu son taux de référence à un jour à 2,75 %, comme elle le fait depuis mars dernier. Cette plus récente décision fait suite à une hausse de l’inflation en juin (passant de 1,7 % à 1,9 %), tandis que l’inflation fondamentale stagne autour de 3,0 %. Le rapport sur l’emploi de juin a également surpris par sa vigueur, l’économie ayant créé 83 000 nouveaux emplois. En outre, les prévisions concernant le produit intérieur brut du Canada restent optimistes. 

Selon le plus récent rapport de Statistique Canada, publié après la fixation des taux, le PIB a reculé de 0,1 % en mai, comme ce fut le cas en avril. Toutefois, les premières prévisions de Statistique Canada pour juin suggèrent une augmentation et, par conséquent, une croissance du PIB de l’ordre de 0,1 % pour le deuxième trimestre de 2025.

Les observateurs du marché estiment que les nouvelles données, qui seront publiées ce mois-ci, donneront à la BdC une vision plus claire et plus fidèle de l’économie canadienne. Pour celles et ceux qui attendent une nouvelle baisse des taux d’intérêt, nombre d’experts estiment qu’il faudra attendre septembre, voire octobre, avant que la Banque ne réévalue sa position.